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La cuisine et ses apprentissages de la vie

Couper des fruits permet de travailler la motricité fine des participants.

Photo : Radio-Canada / CLAUDE BOUCHARD

Claude Bouchard

Des petits gestes comme se laver les mains, accrocher son manteau ou laver des légumes peuvent paraître anodins dans notre quotidien. Pour certaines personnes qui présentent une déficience intellectuelle, les exécuter peut se révéler un véritable défi.

Qu’à cela ne tienne, six usagers du Centre d’activités de jour du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean relèvent le défi chaque semaine grâce à des ateliers de cuisine.

L’activité se déroule à l’école culinaire du supermarché Provigo de Chicoutimi.

La responsable du cours donne des consignes à ses élèves. Ils portent tous un chapeau de papier sur la tête.

Jasmine Côté adapte ses cours en fonction de sa clientèle.

Photo : Radio-Canada / CLAUDE BOUCHARD

La responsable choisit une recette qui est adaptée à leur condition et qui peut se préparer en une heure.

Je regarde dans mes cours, mes recettes pour mes petites mains, mes deux à cinq ans, je regarde dans mes recettes. Je fais un peu la même chose qu'avec eux, en essayant de ne pas les infantiliser, explique Jasmine Côté.

En donnant des consignes simples, elle cherche à renforcer certains apprentissages.

Par la cuisine, les participants parviennent à intégrer des notions de base d’hygiène.

Tout de suite, c'est le lavage de mains, il faut qu'ils le sachent. Je leur ai montré, je leur ai enseigné à force de le redire chaque semaine.

Jasmine Côté, coordonnatrice de l'école culinaire, Provigo Chicoutimi

Interactions sociales

Le fait de sortir les participants de leur zone de confort offre plusieurs mises en situation de la vie quotidienne.

L’éducatrice spécialisée qui les accompagne explique qu’elle peut leur faire prendre conscience de certaines de leurs actions par la même occasion.

Huit personnes sont assises à une table dans une cuisine aménagée dans un supermarché.

Les participants sont récompensés à la fin de l'activité : ils dégustent ensemble le fruit de leurs efforts.

Photo : Radio-Canada / CLAUDE BOUCHARD

On a des personnes qui sont très portées à aller vers les autres, vers les étrangers. Ils vont vouloir les toucher, leur serrer la main. Ce sont des choses qu'on travaille aussi. Quand on va à l'extérieur, quand on voit des étrangers, on ne va pas leur serrer la main. Ce sont des inconnus, souligne Isabelle Chauvette.

Mme Chauvette explique par ailleurs que l’activité est valorisante pour les participants. Leur réalisation est concrète. Il ont aussi le bonheur de goûter à leur recette.

La finalité, c'est de manger ce qu'ils ont préparé, ça, c'est leur petite gâterie.

Isabelle Chauvette, éducatrice spécialisée

Pour Jasmine Côté, ce n'est pas qu'un simple travail. Elle se dit très attachée à ses apprentis cuisiniers.

Pour moi, c'est un bonheur aussi de les recevoir. Ça fait chaud au cœur de voir que je suis appréciée. Ils m'aiment inconditionnellement. C'est le fun de travailler avec eux, conclut-elle.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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