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La Couronne réclame la prison contre trois adolescents de l'école St. Michael's de Toronto

Des véhicules, dont une autopatrouille, devant une école

Les trois jeunes avaient tous plaidé coupables à une accusation chacun de voies de fait armées et une d'agression sexuelle avec une arme.

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Radio-Canada

À Toronto, la Couronne a réclamé cet après-midi une peine variant de 10 à 15 mois de prison contre trois anciens élèves de l'école St. Michael's. Les trois adolescents ont admis le mois dernier leur responsabilité relativement à des séances d'initiation dans la prestigieuse institution privée à l'automne 2018.

Les trois jeunes, qu'on ne peut nommer en vertu de la loi sur les jeunes contrevenants, ont assisté à l'audience sur la détermination de la peine devant un tribunal de la jeunesse au centre-ville. Ils étaient tous accompagnés d'au moins un parent. Ils avaient la mine basse.

Ils avaient tous plaidé coupables à une accusation chacun de voies de fait armées et une d'agression sexuelle avec une arme. L'un des trois a également plaidé coupable à une accusation de distribution de matériel pornographique pour avoir filmé l'une des agressions avec son cellulaire et pour avoir partagé la vidéo.

La police avait ouvert une enquête après la diffusion dans les réseaux sociaux d'une vidéo qui montrait l'agression sexuelle d'une des deux victimes dans les vestiaires après une partie de football. Les faits reprochés pour les deux victimes ont eu lieu lors de deux initiations controversées en octobre et novembre 2018.

Le juge a d'ailleurs demandé à voir la vidéo plus tôt en matinée à huis clos avec la procureure Erin McNamara et les trois avocats de la défense.

Le réquisitoire de la Couronne

Les parents de l'une des deux victimes avaient écrit la déclaration d'impact de leur fils sur le crime qu'il a eu sur sa vie. La Couronne a lu leur déclaration à voix haute à la cour. La seconde victime a choisi de ne pas participer à cet exercice.

Les parents affirment donc que leur fils est toujours aussi traumatisé qu'il préfère ne pas en parler. Ils soulignent que c'est une chose d'être agressé sexuellement et humilié sans pouvoir se défendre, c'en est une autre d'être filmé, parce que la vidéo ne fait que perpétuer l'agression dont [leur] fils a été victime, de sorte que l'humiliation ne s'arrête jamais.

La procureure McNamara a expliqué que l'emprisonnement était nécessaire dans cette cause en raison de la sévérité des agressions qu'elle a qualifiées de crimes violents. Le maximum prescrit par la loi pour une agression sexuelle armée est de deux ans.

Me McNamara a précisé que la vidéo était un facteur aggravant dans cette cause. Elle ajoute néanmoins que l'école secondaire n'est nullement au banc des accusés dans cette affaire.

Un mur du Collège St. Michael's avec le nom de l'institution.

Les trois adolescents ont admis le mois dernier leur responsabilité relativement à des séances d'initiation dans la prestigieuse institution privée à l'automne 2018.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Position de la défense

Les avocats des trois jeunes se sont prononcés contre toute peine de prison, en expliquant que l'emprisonnement n'apporterait rien à personne dans cette affaire.

La défense reconnaît toutefois que les crimes de leurs clients étaient horribles. Elle a rappelé que les trois contrevenants étaient immatures à l'époque des faits reprochés.

Les accusations contre un premier ancien élève de St. Michael's ont été abandonnées l'été dernier et deux cas ont été réglés derrière des portes closes pour deux autres jeunes.

Un septième adolescent a en revanche choisi un procès pour se défendre. Le jeune homme, qui lui aussi ne fréquente plus l'école privée, fera face à six accusations de nature sexuelle à l'ouverture de son procès le 4 mars.

Avec les informations de Jean-Philippe Nadeau, de CBC et de La Presse canadienne

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Toronto

Procès et poursuites