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Des bouleversements secouent l’industrie de la fourrure en Ontario

Des fourrures étiquetées sont suspendues.

L’entreprise de vente aux enchères Fur Harvesters Auction de North Bay s'attend à une importante croissance de son chiffre d'affaires.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Francis Bouchard

Les problèmes financiers de la maison de vente aux enchères historique North American Fur Auctions (NAFA) perturbent l’industrie de la fourrure ontarienne. L’entreprise de ventes aux enchères de fourrure Fur Harvesters Auction de North Bay entend toutefois tirer parti des difficultés auxquelles fait face la plus vieille société de vente aux enchères de la fourrure en Amérique du Nord et dont les racines remontent à la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Dans une lettre envoyée aux trappeurs récemment, le président et directeur général deNAFA, Douglas Lawson, indique que l’entreprise a obtenu, le 31 octobre, une protection contre les créanciers de la Cour supérieure de justice de l’Ontario.

Il précise que cette décision survient après que la compagnie a été incapable de négocier une nouvelle entente de financement de l’entreprise et qu’il est peu probable que la société présente une vente aux enchères au printemps prochain.

Avec cette annonce, l’entreprise de vente aux enchères Fur Harvesters Auction de North Bay s’attend à voir une importante croissance de ses affaires.

L’entreprise s’attend à recevoir davantage de fourrures de trappeurs partout en Amérique du Nord.

Il va falloir embaucher des classeurs de fourrures et plus de main-d’œuvre parce qu’on va être débordé.

Réjean Desjardins, classeur de fourrures chez Fur Harvesters Auction
Un homme portant des gants noirs coupe l’abdomen d'un castor pour retirer sa fourrure.

Le castor a une fourrure primée lors des ventes aux enchères.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

L’entreprise coopérative a d’ailleurs annulé la tenue de sa convention annuelle du printemps en raison du travail supplémentaire prévu pour la vente de fourrures.

L’un de ses employés, Réjean Desjardins, estime que les problèmes de NAFA seraient liés au déclin du marché pour le vison d’élevage.

Fur Harvesters de North Bay se concentre plutôt sur la fourrure sauvage.

Un impact sur les trappeurs

Les trappeurs subiront également les conséquences de cette restructuration dans l’industrie, croit Carmen Cotnoir, vice-présidente du Nord-Est pour la Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure.

Plusieurs des trappeurs envoyaient [des fourrures] aux deux places. Alors, nous sommes affectés. Par contre, on peut quand même vendre nos fourrures.

Carmen Cotnoir, Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure

La Fédération représente plus de 9000 trappeurs en Ontario.

Une femme en rouge qui vérifie ses lignes de trappe sur un lac enneigé.

Carmen Cotnoir qui trappe dans la région de Spanish à l’ouest du Grand Sudbury ignore si les trappeurs qui ont déjà envoyé des fourrures à NAFA seront payés.

Photo : Radio-Canada / Naël Shiab

Selon sa vice-présidente, des trappeurs ignorent s’ils seront payés pour des fourrures déjà acheminées à North American Fur Auctions.

Il n’y a pas moyen de savoir ce qui va se passer. Le temps va le dire, mais c’est inquiétant pour ceux qui n’ont pas reçu l’argent pour les fourrures de l’année passée de NAFA, conclut Mme Cotnoir.

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