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Une hausse des investissements miniers en deçà des attentes

De l'or en fusion est coulé dans un moule à la mine d'Anaconda, à Terre-Neuve.

De l'or en fusion (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC/Zach Goudie

Piel Côté

Les investissements miniers en 2018 atteignent 3,26 milliards de dollars dans l'ensemble de la province. Bien qu'il s'agisse d'une hausse de 7 % par rapport à 2017, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui publie ces données, s'attendait toutefois à ce que les investissements miniers se chiffrent à 3,57 milliards de dollars.

Même si les investissements miniers au Québec sont largement supérieurs à ce qu'il se faisait en 2015,où on dépensait 2,5 milliards de dollars, la présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec, Josée Méthot, évoque un certain ralentissement en parlant de l'industrie minière.

La mine Canadian Malartic a eu son agrandissement, Eldorado Gold a fait des investissements dans les dernières années et elles vont continuer d'investir, mais ce n'est pas la même chose que de construire une nouvelle mine l'an prochain, signale-t-elle.

C’est la région du Nord-du-Québec qui a récolté la plus importante part des investissements miniers avec 1,31 milliard de dollars, alors qu'un peu moins de 1,2 milliard de dollars ont été dépensés en Abitibi-Témiscamingue.

Dans la région, la situation va relativement bien, lance Mme Méthot, parce que les mines extraient de l'or qui est à un bon niveau depuis les derniers mois. Si le prix se maintient, les mines d'or vont évidemment bien aller.

D'ailleurs, l'ISQ fait remarquer que les mines d’or représentent 46,3 % des dépenses d’investissement engagées pour les complexes miniers québécois.

L'exploration bat de l'aile

Les dépenses d’exploration sont, quant à elles, en baisse d'un peu moins de 2 %, pour un total de 564 millions de dollars. L'Institut de la statistique s’attend à ce que cette tendance s'accélère en 2019 avec un recul attendu de plus de 9 %.

Lorsque l’exploration diminue, ce sont les chances de faire de nouvelles découvertes qui diminuent, mentionne Josée Méthot.

Un constat partagé par le directeur de projets de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ), Alain Poirier. Les entreprises sont peut-être plus prudentes, car on a vu moins de gros financements lors des six derniers mois, donc les entreprises qui ont des liquidités sont plus prudentes, nuance-t-il.

Il ne faut pas oublier que la somme de 564 millions de dollars est la quatrième meilleure année depuis 2004.

Alain Poirier, directeur de projets de l'AEMQ

En 2005, il n'y avait eu que 205 millions de dollars d'investis, alors que la meilleure année avait été 2011, avec 833 millions de dollars.

C'est quand même la deuxième année consécutive avec des investissements dépassant la barre des 500 millions de dollars et la projection pour 2019 est de 512 millions de dollars, rappelle M. Poirier.

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Abitibi–Témiscamingue

Industrie minière