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Le logiciel évaluant les cas à la DPJ devrait être revu, selon un organisme en Outaouais

Un panneau affiche le nom des Centres jeunesse de l'Outaouais.

L’APTS estime que le logiciel n’est pas pertinent dans la pratique des intervenants.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un organisme représentant des intervenants jeunesse en Outaouais demande que le logiciel utilisé pour évaluer la gravité des cas soumis à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) soit révisé.

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Outaouais a réagi au reportage de l’émission Enquête rapportant que le logiciel obligatoire utilisé dans toutes les DPJ de la province pourrait avoir joué un rôle dans le décès d’un bambin de 22 mois du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le logiciel propose une série de questions à choix multiples, avant de générer un rapport censé guider l’intervenant dans l’évaluation d’un cas. Le choix de réponses est toutefois limité, précise la représentante nationale à l’APTS, Christine Prégent, ce qui complique le travail des professionnels.

Les intervenants n’ont pas vraiment le choix de contourner [le logiciel] pour pouvoir passer à la question suivante, rapporte Mme Prégent.

L’outil n’est pas pertinent à leur pratique. Et si on est obligés de revenir dans l’outil, c’est une perte de temps.

Christine Prégent, représentante nationale à l’APTS en Outaouais

Si le ministère souhaite impérativement que cet outil soit utilisé, il faudrait le revoir pour qu’il soit davantage supportant pour les intervenants, soutient Mme Prégent.

Le logiciel SSP (Système de soutien à la pratique) a été conçu au Québec en 2001 par la branche informatique du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il n’a pas été révisé depuis 2013. De plus, le SSP n’a jamais fait l’objet d’une validation scientifique, précise un rapport commandé par l’Association des centres jeunesse. (Source : Enquête)

Le jugement avant l’informatique

Sans conclure que les services prodigués en Outaouais sont moins efficaces, Christine Prégent reconnaît qu’en devant moduler leurs réponses dans le but que ça concorde avec leur jugement professionnel, les intervenants perdent du temps et de l’énergie.

Mme Prégent est interviewée dans un bureau de l'organisme.

Christine Prégent, représentante nationale à l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Outaouais

Photo : Radio-Canada

Elle assure toutefois que l’intervenant ne se laissera pas nécessairement guider par un simple outil informatique, ajoutant que c’est la responsabilité professionnelle qui prévaut.

Pour optimiser le service, c’est l’entourage terrain des intervenants. C’est ce qui enrichit les interventions.

Christine Prégent, représentante nationale à l’APTS en Outaouais

Surtout, l’évaluation et le suivi des cas dépendent du travail d’équipe. [Les intervenants] sont entourés d’experts qui connaissent la Loi sur la protection de la jeunesse, précise Christine Prégent. Ils vont orienter leur jugement d’abord, avant l’outil qui parfois peut fournir un rapport [contradictoire].

Avec les informations de Boris Proulx

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