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Deval Patrick, souriant, regardant devant lui.

Deval Patrick est devenu le 14 novembre 2019 le 27e démocrate à se lancer dans l'aventure présidentielle.

Photo : Reuters / Brian Snyder

Ex-gouverneur du Massachusetts, 63 ans – Entré très tardivement dans la course, ce proche de l'ex-président Barack Obama espérait se distinguer de ses nombreux adversaires par un discours centriste et rassembleur. Face à des résultats décevants au New Hampshire, il a annoncé qu'il abandonnait la course le 12 février 2020.

Après le désistement de neuf candidats démocrates, dont huit au cours des trois mois précédant son annonce, Deval Patrick s'était lancé dans l'aventure présidentielle le 14 novembre 2019. Accusant un retard stratégique, tant sur le plan des contributions financières que sur ceux des appuis et de l'organisation sur le terrain, il avait devant lui une pente dont la montée s'annonçait difficile.

En décembre 2018, il avait renoncé à se lancer dans la course, après que sa femme, aujourd'hui en santé, eut reçu un diagnostic de cancer.

Dans une entrevue accordée à CBS après l'annonce de sa candidature, il a critiqué l'approche des deux candidats en tête, l'ex-vice-président Joe Biden et la sénatrice progressiste Elizabeth Warren. Le premier estime que le départ du président Trump assurerait un retour à la normale politique, et la deuxième, dont M. Patrick est pourtant un allié de longue date, prône des changements structurels très audacieux.

Aucun [de ces deux camps], me semble-t-il, ne profite de l'occasion pour rassembler la nation et apporter un peu d'humilité, a-t-il expliqué.

Opposé à un système universel d'assurance maladie, il proposait plutôt de laisser à chaque Américain le choix de se joindre ou non à un régime public qui cohabiterait avec les assureurs privés. Il préfère en outre une simplification du système fiscal à une lourde imposition des riches vue comme punitive.

À la tête du Massachusetts de 2007 à 2015, il a été l'un des premiers gouverneurs afro-américains. Le slogan électoral de Barack Obama, en 2008 – Oui, nous le pouvons – faisait écho à celui qu'il avait utilisé deux ans plus tôt : Ensemble, nous le pouvons. Les deux hommes ont aussi eu les mêmes conseillers, David Axelrod et David Plouffe.

Issu d'un milieu peu aisé de Chicago, Deval Patrick se présentait comme l'incarnation du rêve américain, lui qui a intégré comme boursier les meilleures écoles du pays, dont l'Université Harvard.

L'avocat a travaillé aussi bien comme défenseur des droits civiques que pour de grandes entreprises comme Coca-Cola ou la compagnie pétrolière Texaco.

Après sa carrière politique, il s'est joint à la société de capital-investissement cofondée par le républicain Mitt Romney, Bain Capital, dont il a démissionné la veille de l'annonce de sa candidature.

Avec les informations de New York Times, CNN, et AFP

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