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Toronto propose de nouvelles mesures de lutte contre la pauvreté

Des livres dans une bibliothèque.

La Ville de Toronto souhaite mettre en place un horaire étendu pour la bibliothèque publique de Toronto, ajoutant 58 000 heures d’ouverture par année dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Ville de Toronto devrait bientôt financer de nouvelles activités pour les jeunes après l’école, ouvrir certaines bibliothèques après minuit et offrir des rabais de transports en commun aux citoyens plus démunis. Ces mesures font partie du plus récent plan de la métropole pour combattre la pauvreté.

Le plan illustre la stratégie anti-pauvreté de la Ville jusqu’en 2022. Il sera présenté au comité exécutif de la Ville jeudi soir, s’il est adopté, le plan devrait être présenté devant le conseil municipal le 26 novembre.

La croissance des inégalités sociales et économiques est une menace important au succès à long terme de Toronto, estime Giuliana Carbone, directrice municipale adjointe aux services sociaux et communautaires.

Giuliana Carbone croit que cette version plus récente du plan de réduction de la pauvreté met un plus grand accent sur l’utilisation des pouvoirs du gouvernement municipal pour créer des changements systémiques.

Cette approche pourrait être appelée à revêtir une plus grande importance, puisque le plan cite aussi les relations instables entre Toronto et le gouvernement Ford, qui a tenté de couper près de 178 millions de dollars dans le budget de la Ville cette année.

Le maire John Tory a réclamé le soutien d’Ottawa et de Queen’s Park à son plan, affirmant que ce sont des dossiers qui ne sont pas uniquement sous la responsabilité de la Ville.

John Tory demande une hausse, pas une baisse des investissements de la part des gouvernements dans ces programmes.

La liste des changements qui sont proposés

  • Réduire les listes d’attente pour les programmes de divertissement des communautés à faibles revenus
  • Créer des activités « de haute qualité » pour les enfants après l’école
  • Mettre en place un horaire étendu pour la bibliothèque publique de Toronto, ajoutant 58 000 heures d’ouverture par année
  • Élargir l’accès des tarifs réduits dans le réseau de transports en commun de Toronto
  • Créer une stratégie de réduction de la pauvreté chez les habitants des Premières Nations.
  • Créer de « nouveaux moyens » pour les citoyens à faibles revenus de devenir des employés municipaux
  • Investir dans des programmes qui livrent des denrées nutritives aux organisations communautaires et publiques

Le plan de lutte contre la pauvreté de Toronto, qui s’échelonne sur 20 ans, a été adopté en 2015 et doit être mis à jour tous les quatre ans jusqu’en 2035.

Selon les données du dernier recensement, le quart des enfants et un adulte sur cinq sont en situation de pauvreté à Toronto.

Chaque dollar que nous investissons à aider les gens nous sera redonné à maintes reprises, affirme Anthony Perruzza, un conseiller municipal responsable de la lutte contre la pauvreté

Le conseiller municipal considère que l’expansion des tarifs réduits de la Commission des transports de Toronto est une initiative particulièrement importante et affirme que le comité exécutif de Toronto devrait étendre le programme beaucoup plus rapidement que prévu.

Le manque de services, « une urgence »

Des citoyens à faibles revenus et des communautés marginalisées croient que certaines des propositions mises de l’avant doivent être rapidement mises en place.

Sureyah Ibrahim, qui travaille au Centre communautaire d’apprentissage et de développement à Toronto croit qu’il s’agit d’une urgence.

La résidente de Regent Park croit que sa communauté souffre dû à un manque de services, ce qui pousse des jeunes à se tourner vers la drogue et les gangs de rue, selon elle.

Plusieurs parents de son quartier, croit-elle, travaillent de longues heures et pourraient bénéficier de programmes de qualité pour leurs enfants.

Parfois, je suis bouleversée par la douleur que je perçois dans la communauté, il n’y a pas de programmes pour les enfants après l’école, il n’y a pas d’activités récréatives et on n’embauche pas les jeunes, a-t-elle affirmé à nos collègues de CBC.

Elle accueille favorablement l’expansion des programmes communautaires et croit que d’étendre l’horaire des bibliothèques pourrait être un changement apprécié.

L’objectif, dit Sureyah Ibrahim, est de tenir les jeunes loin de la violence et de les mener vers un emploi.

Avec les informations de CBC

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Toronto

Politique municipale