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Record d'utilisation du camion blindé du SPVM

L'engin sert lors d'interventions à haut risque auprès de suspects munis d'armes à feu.

Le camion de protection balistique, acheté en 2013 par le SPVM.

Le camion de protection balistique, acheté en 2013 par le SPVM.

Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

Thomas Gerbet
Daniel Boily

Acheté il y a six ans pour 365 000 $ par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le camion de protection balistique a été utilisé 13 fois depuis mai 2018, selon des données obtenues par Radio-Canada.

Le camion Thunder-1 est un monstre de métal : 17 tonnes, 285 chevaux. L'engin qui peut transporter une dizaine de personnes a la capacité de rouler à une vitesse de 120 km/h.

Le véhicule doit servir de bouclier au Groupe tactique d'intervention (GTI) lors d'opérations très risquées, comme lorsqu'une personne armée est barricadée ou qu'il faut évacuer des otages.

Le blindé est muni de 13 meurtrières permettant aux policiers de faire feu vers l'extérieur ou de tendre des objets de communication à des individus barricadés pour négocier.

Le SPVM a ajouté au camion un bélier hydraulique pour défoncer une porte ou une fenêtre à une distance de 3,5 mètres.

La police estime que cette protection lui évite d'avoir à recourir à la force létale et permet aussi de protéger les citoyens lors d'opérations.

Record en 2018

Selon les données obtenues en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics, le camion blindé a servi huit fois en 2018, un record, dont sept fois entre mai et décembre.

Nous n'avons retenu que les utilisations opérationnelles, en excluant les entraînements et les présentations publiques du véhicule.

Entre le début de l'année 2019 et le 22 octobre, le camion blindé a servi cinq fois.

Impossible de savoir quand ni pourquoi, car ces informations sont confidentielles. On ne sait pas non plus si l'engin a contribué à sauver des vies.

Le SPVM a surestimé son besoin

Critiqué à l'époque pour cette acquisition considérée comme une forme de militarisation, le Service de police avait justifié son utilité en planifiant s'en servir de 10 à 15 fois par an.

Or, depuis six ans, le SPVM n'a jamais atteint le seuil d'utilisation prévu pour justifier l'achat.

Le SPVM ne regrette aucunement l’achat de ce véhicule. Sa pertinence ne se mesure pas dans son nombre de sorties, mais plutôt dans le fait qu’il peut être essentiel dans certaines situations pour assurer la sécurité des citoyens et des policiers.

Service de police de la Ville de Montréal

Le SPVM assure ne pas avoir l'intention d'utiliser le camion blindé dans le cadre de manifestations, comme on peut le voir dans d'autres pays.

Plusieurs services de police au Québec et au Canada sont munis d’un véhicule de protection balistique. C'est le cas de la Sûreté du Québec, ainsi que des services de police des villes de Québec, Toronto et Vancouver.

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