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Celine Perillat: garder le musée de Duck Lake en vie

Celine Perillat porte un chandail rouge. Elle est debout au bureau d'accueil à l'entré du musée.

Celine Perillat à l'entrée du centre d'interprétation de Duck Lake

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Nicole Lavergne-Smith

Celine Perillat se consacre à la préservation et au partage de l’histoire en occupant la fonction de directrice du Centre d’interprétation régional de Duck Lake. La Fureteuse fransaskoise est allée la rencontrer.

Depuis 20 ans, le centre d’interprétation de Duck Lake, situé à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Prince Albert, est la passion de Celine Perillat. C’est grâce à son dévouement s’il est toujours possible de visiter l’endroit qui abrite un musée ainsi qu’une galerie d’art.

« J’ai toujours aimé l’histoire et les antiquités donc quand j’ai commencé ici c’était un bon "fit" », dit Celine Perillat.

L'extérieur du centre d'interprétation de Duck Lake à l'automne. Le centre a une grande tour  et un tipi à sa gauche.

Le centre d'interprétation de Duck Lake

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Des trésors du passé

Une tour de 24 mètres qui s’élève contre l’horizon plat.

De loin, c’est ce qui distingue le centre de Duck Lake du paysage plat de la région.

À l’intérieur, ce musée fait valoir l’histoire de la région.

Duck Lake est le lieu de naissance de l’Association catholique franco-canadienne, le précurseur de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF). C'est aussi à cet endroit qu’a été publié le premier journal francophone de l'ouest, Le patriote de l’Ouest.

La première page de l'édition du 13 septembre 1939 du journal Le Patriote de l'Ouest avec pour manchette: Le Canada est en guerre.

L'édition du 13 septembre 1939 du journal francophone de Prince Albert, avec à la une la proclamation de l'entrée en guerre du Canada.

Photo : Fournie par Les Archives provinciales de la Saskatchewan

Le centre regorge d'objets et d'histoire de trois groupes, les Cri-des-Saules , les métis et les pionniers.

Les visiteurs peuvent se remémorer l'histoire des événements de 1885, tels que la résistance métisse et les batailles à Duck Lake, Fish Creek et Batoche. L’un des objets le plus précieux qui s’y trouvent est la montre en or de Gabriel Dumont. Un cadeau que le chef métis avait reçu des Canadiens français, à New York. 

La directrice du centre reçoit souvent de nouveaux artefacts. Elle a notamment reçu les costumes de l’ancienne troupe de danse fransaskoise, la Ribambelle. Celine Perillat rêve d’en faire, un jour, une nouvelle exposition sur la danse.

Défis financiers

Au centre d’interprétation, les projets sont sans fin. Mais comme l’explique Celine Perillat, les ressources ne le sont pas.

« Ça serait beau d’avoir assez d’argent pour ne pas avoir à [travailler] au bingo », affirme Celine Perillat.

La directrice du centre est catégorique, « on n'a pas assez d'argent. Les dépenses augmentent chaque année ».

Même si la situation est difficile, elle est très reconnaissante du travail des bénévoles.

Bien que le musée reçoit des subventions, la directrice doit tout de même travailler dans des bingos et organiser des collectes de fonds pour s’assurer un salaire suffisant et pour garder le centre ouvert.

La situation du musée de Duck Lake n’est pas unique selon Wendy Fitch, directrice administrative de l'Association des musées de la Saskatchewan.

Selon elle, même s’il est possible pour les musées d’aller chercher du financement par l’entremise de Saskculture, ce n’est pas assez dans le cas du centre d’interprétation.

La municipalité de Duck Lake offre toutefois des services gratuits au centre d'interprétation tels que le service d’eau et d’égouts.

Pour Wendy Fitch, le centre d'interprétation de Duck Lake connaît beaucoup de succès pour un musée avec peu de ressources. « C’est grâce au travail accompli par Celine Perillat », dit-elle.

Pour une bonne dose de culture, d’histoire et d’exercice, un arrêt au centre d’interprétation de Duck Lake s’impose.

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