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Jusqu'à trois fois plus cher pour utiliser l'usine de biométhanisation de Cacouna

La biométhanisation permet de produire du biogaz à partir des matières organiques.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Radio-Canada

Une nouvelle tarification entrera en vigueur en 2020 pour les municipalités qui acheminent leurs matières organiques à l'usine de biométhanisation de Cacouna.

La Société d'économie mixte d'énergie renouvelable (SÉMER), qui gère l'usine, tarifiera les municipalités en fonction de leur nombre de citoyens plutôt qu'en fonction du nombre de tonnes de déchets envoyées au site.

À compter de janvier, les villes devront donc débourser 10 $ par citoyen par année pour disposer de leurs déchets organiques.

Des silos et des tuyaux s'élèvent dans le ciel, en hiver.

L'usine de biométhanisation de Cacouna

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La SÉMER, qui souhaitait au départ imposer un tarif d'environ 14 $ par citoyen par année, a finalement opté pour une hausse moins importante que prévu, après que certains maires et préfets eurent dénoncé cette augmentation.

Le président de la SÉMER, Michel Lagacé, précise que ce mode de tarification vise à augmenter la quantité de matières organiques traitées par la SÉMER tout en réduisant le recours à l'enfouissement.

De vieilles citrouilles, des feuilles, des pommes et des sacs.

L'usine de biométhanisation de Cacouna traite les matières organiques de cinq MRC du Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Hausse de tarif pour la gestion des matières résiduelles

(comparatif entre 2018 et 2020)

  • MRC de Kamouraska : 147 000 $
  • MRC des Basques : 57 000 $
  • MRC de La Mitis et de La Matapédia : 282 960 $
  • MRC de Rivière-du-Loup : 223 560 $

Source : SÉMER

Choisir le bac brun au lieu de la poubelle

La SÉMER rappelle aussi qu’en envoyant moins de matières résiduelles vers le lieu d'enfouissement technique et plus vers l’usine de biométhanisation, les coûts assumés par les municipalités pour la gestion de leurs déchets diminueront considérablement, puisqu'ils n'auront pas à payer pour leur enfouissement.

Les citoyens vont pouvoir en profiter, parce que mieux ils vont faire, plus les prix en lien avec les opérations annuelles vont être lissés.

Michel Lagacé, président de la SÉMER
Michel Lagacé en entrevue.

Le président de la SÉMER, Michel Lagacé

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

M. Lagacé ajoute que cette nouvelle tarification permettra de payer les frais d’exploitation de l’usine et non d'éponger le déficit accumulé, qui était d'environ 7 millions de dollars au 31 décembre 2017, selon lui.

D'après les informations d'Édith Drouin et Shanelle Guérin

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