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  • En 1979, le roman Pélagie-la-Charrette d’Antonine Maillet récompensé par le Goncourt

    Page couverture pour les 100 mille exemplaires du roman d'Antonine Maillet Pélagie-la-Charette.

    Le roman d'Antonine Maillet Pélagie-la-Charrette a reçu le prix Goncourt le 19 novembre 1979.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 19 novembre 1979, le prestigieux prix Goncourt est décerné à l’écrivaine Antonine Maillet et son roman Pélagie-la-Charrette. L’histoire de Pélagie Bourg et de son retour dans la terre de ses ancêtres a conquis les lecteurs et spécialistes de la littérature au Canada et bien au-delà.

    Une première depuis 1903

    Je savais qu’un jour, l’Acadie, le Québec et l’Amérique du Nord française seraient reconnus par la France.

    Antonine Maillet, lauréate du prix Goncourt 1979

    Téléjournal, 19 novembre 1979

    Le 19 novembre 1979, le Téléjournal confirme une nouvelle qui rend fiers l’Acadie et tout le Canada.

    C’est une Acadienne, Antonine Maillet, qui se voit décerner le Goncourt pour son roman Pélagie-la-Charrette.

    Le prix Goncourt qui existe depuis 1903 est la plus prestigieuse distinction littéraire attribuée en France.

    Jusqu'en 1979, il avait toujours été accordé à un (e) écrivain(e) venant de France.

    Cette année-là, la tradition a été rompue pour honorer le courage et la renaissance d’un peuple : les Acadiens.

    C'est aussi un coup de chapeau au courage et à la mémoire de ce peuple qui, en 1979, célébrait ses 375 ans d'existence.

    Pélagie-la-Charrette raconte l’odyssée de Pélagie Bourg dite Le Blanc.

    Celle-ci, exilée aux États-Unis depuis l’expulsion de la population acadienne en 1755 par les Britanniques, entreprend un retour sur la terre de ses ancêtres.

    Bientôt, de plus en plus d’Acadiens également expulsés en 1755 suivent la charrette de Pélagie.

    Ils devront faire face au tourbillon de la guerre d’indépendance américaine pour retrouver leur pays.

    Deux ans plus tôt, Antonine Maillet avait fait partie de la liste des favoris du Goncourt pour son roman, Les-cordes-de-bois.

    L’écrivaine ne l’avait pas obtenu, car certains membres du jury du prix se refusaient d’accorder cet honneur à un livre rédigé dans une langue française qu’ils considéraient comme désuète.

    Le roman Pélagie-la-Charrette s’est vendu à un million d’exemplaires seulement en France.

    Antonine Maillet avait des raisons de dire qu’avec cette récompense « son père et sa mère avaient été vengés ».

    En 1979, Antonine n’était que la sixième femme à recevoir le prix Goncourt.

    Femme d'aujourd'hui, 26 novembre 1979

    Le 26 novembre 1979, l’animatrice de Femme d’aujourd’hui Rachel Verdon interviewe Antonine Maillet qui vient de revenir au Canada.

    L’écrivaine raconte comme elle a vécu les instants précédant l’annonce du nom du gagnant du Goncourt.

    Elle s’attarde aussi sur la réception plus que chaleureuse qu’elle a obtenue de la part du public français qu’on dit pourtant souvent blasé.

    Son anecdote sur la réaction d’un chauffeur de taxi parisien qui réalise qu’elle est sa cliente est plus que révélatrice.

    Pélagie-la-Charrette à l’Université de Moncton

    En 2014, Antonine Maillet confie le manuscrit original de Pélagie-la-Charrette à l’Université de Moncton.

    Téléjournal, 3 juillet 2014

    L’importance du legs de l’écrivaine est soulignée par un reportage de la journaliste Sophie Desautels présenté par le Téléjournal le 3 juillet 2014.

    Antonine Maillet raconte une anecdote savoureuse lors de la cérémonie de legs à l’Université de Moncton.

    Beaucoup de petites filles en France auraient été baptisées de ce prénom parce que leurs mères ont lu son roman.

    L’Université de Moncton a accueilli le cadeau de l'écrivaine avec beaucoup de bonheur. Cela permettra, comme le souligne le recteur de l’université, l’accès de cette œuvre aux chercheurs du monde entier.

    … et de l’intérêt pour l’œuvre d’Antonine Maillet, il y en a partout dans le monde.

    Des Japonais se passionnent pour l’Acadie

    Je traite Antonine Maillet comme les autres écrivains : Stendhal, Balzac, Flaubert ou même Faulkner. C’est pareil pour moi.

    Takayasu Oya

    Téléjournal, 29 août 2008

    Le 29 août 2008, le journaliste Jacques Giguère présente au Téléjournal un reportage qui montre que l’intérêt des personnages d’Antonine Maillet n’est pas confiné à l’Acadie.  

    Les histoires racontées dans Pélagie-la-Charrette passionnent depuis les années 1970 un universitaire… à Tokyo.

    À la fin des années 1970, Takayasu Oya étudie la littérature française à la Sorbonne. La nouvelle que Pélagie-la-Charrette a gagné le Goncourt l’intrigue et l’incite à plonger dans l’œuvre d’Antonine Maillet.

    Le Japonais est subjugué par les écrits de la romancière. 

    Maintenant professeur de littérature française à l’Université Gakuzei, Takayasu Oya partage sa passion avec ses étudiants qui jusque-là ignoraient l’existence de l’Acadie.

    Le professeur affirme même que certains étudiants en lisant les tribulations de Pélagie Bourg, ou les réflexions de la Sagouine, deviennent amoureux de l’Acadie.

    Takayasu Oya confie qu’il croit que l’œuvre d’Antonine Maillet place l’Acadienne dans le rang supérieur de la littérature mondiale.

    Antonine Maillet compte à son actif une douzaine de pièces de théâtre et une vingtaine de romans. Ce sont autant de chapitres savoureux consacrés à l’histoire et à la mémoire du peuple acadien.

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