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Plomb dans l'eau : les commissions scolaires de Québec se préparent

Les précisions de Nahila Bendali

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Radio-Canada

Des commissions scolaires de Québec se plient aux demandes du gouvernement du Québec et demanderont aux élèves ainsi qu'aux membres du personnel de laisser couler l'eau de certaines sources pour limiter les conséquences liées à la consommation de plomb.

Dans une lettre adressée aux parents le 8 novembre, le directeur général de la commission scolaire des Découvreurs, Christian Pleau, indique que la nouvelle mesure consiste précisément à laisser couler l’eau de toutes les fontaines et les éviers servant à l’eau de consommation pendant quelques minutes, chaque matin.

Cette façon de faire permettra de réduire les risques de contamination au plomb en provenance de la plomberie de ces immeubles, assure le directeur général.

La commission scolaire se plie ainsi à la directive du ministère de l'Éducation, envoyée en octobre dernier.

Elle vérifiera également la conformité de sa concentration de plomb dans l’eau ses écoles primaires d’ici le 23 juin, et le 1er novembre pour ses écoles secondaires, tel que demandé par le gouvernement.

Ces analyses visent à déterminer si l’eau consommée dans les écoles de la commission scolaire est conforme au nouveau règlement du gouvernement du Québec, qui visent à ce que toutes les écoles de la province aient un taux maximal acceptable de cinq microgrammes de plomb par litre.

Priorité à De Rochebelle

En 2016, la Ville de Québec disait être inquiète de la présence anormale de plombs dans l’eau de l’école secondaire De Rochebelle, à Sainte-Foy, selon le président de la commission scolaire des Découvreurs, Alain Fortier.

On avait pratiqué une batterie de tests, précise-t-il. On avait trouvé à un seul endroit un plomb anormalement élevé à l’époque des anciennes normes, a-t-il ajouté. Le robinet défectueux a été remplacé depuis.

Or, les nouvelles directives du gouvernement forcent la commission scolaire à se conformer à des normes deux fois élevées, selon M. Fortier. On ne remplit plus cette norme-là. C’est pourquoi on met en place des mesures préventives, dit-il.

À mon avis, les ressources matérielles vont se pencher assez rapidement sur le cas de Rochebelle, conclut le président.

Un homme en chemise bleue et en cravate à fins pois blancs parle au micro.

Alain Fortier, président de la Commission scolaire Des Découvreurs.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

En attente de directives

À la commission scolaire de la Capitale, la direction dit être en attente de directives de la part du ministère de l'Éducation, au moment où elle établit un plan d'échantillonnage des sources d'eau contaminées.

Dès que nous aurons reçu les spécifications du MEES, nous installerons de l’affichage préventif indiquant de faire couler l’eau avant de la consommer, à tous les abreuvoirs. Une fois les résultats connus, une affiche indiquant la conformité du point d’eau sera installée, précise la conseillère en communication, Marie-Elaine Dion, qui ajoute qu'une lettre a été envoyée aux parents.

La commission scolaire des Navigateurs, sur la rive sud, précise avoir identifié les 3600 endroits où des tests seront à effectuer, soit un total de 7200 tests. Elle est aussi en entente du plan de communication du gouvernement.

Une rencontre sur les changements apportés aura lieu le 26 novembre prochain. Lors de cette rencontre d’information importante, notre plan d’action contenant les différentes mesures à mettre en place leur sera présenté et expliqué, explique Louise Boisvert, porte-parole à la commission scolaire des Navigateurs.

Des équipements payés

Québec fournira finalement aux commissions scolaires le matériel nécessaire pour tester la concentration de plomb dans l'eau des écoles de la province.

Dans une lettre envoyée aux présidents des commissions scolaires mercredi, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, affirme qu'une démarche est en cours pour acquérir ces appareils portatifs. Ils devront être livrés au plus tard au début de 2020.

Les établissements qui choisiront plutôt de procéder à des analyses en laboratoire devront assumer l'intégralité des frais.

Avec des informations de Nahila Bendali

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