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Un chef micmac veut parler de racisme devant les parlementaires de T.-N.-L.

Le chef micmac Mi'sel Joe pose dans son bureau.

Le chef micmac Mi'sel Joe estime qu'un débat sur le racisme s'impose dans la province, à la suite des commentaires récents d'élus provinciaux.

Photo : CBC/Garrett Barry

Radio-Canada

Le chef de la Première Nation micmaque Miawpukek, Mi’sel Joe a écrit au président de l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador pour lui demander l'autorisation de s’adresser aux députés en Chambre sur la question du racisme.

Selon le chef Joe, des commentaires récents du ministre des Pêches et des Ressources, Gerry Byrne, ont démontré que le racisme est toujours bien présent dans la province.

Comme nous le savons tous, le racisme est bien vivant dans des lieux d’où il devrait être absent et où nous avons le droit d’être traités avec respect et dignité, a-t-il écrit sur Facebook.

Le ministre Byrne a récemment accusé le député néo-démocrate Jim Dinn d’avoir cautionné des commentaires racistes et d’avoir contribué à marginaliser les Autochtones.

Le député Dinn aurait dû, estimait Gerry Byrne, dénoncer haut et fort les commentaires d’un membre d’une association de protection du saumon de l’est de la province, qui estimait que son groupe s’était écrasé face aux Autochtones.

Nouveau mea-culpa de Perry Trimper

L’intervention du ministre Byrne a suscité un débat à l’Assemblée législative mercredi. Le député libéral Perry Trimper en a profité pour revenir sur les paroles qui lui ont coûté son poste de ministre, à la mi-septembre.

Perry Trimper dans les studios de télévision de CBC à Terre-Neuve-et-Labrador.

L'ancien ministre Perry Trimper a récemment dû démissionner à cause de commentaires désobligeants sur les Autochtones.

Photo : CBC

Sa conversation avec une femme non identifiée avait été enregistrée à son insu dans la boîte vocale d’un employé de la nation innue. En réponse aux propos d'une femme selon lesquels les Autochtones estimaient que « tout leur [était] dû », le ministre avait acquiescé en disant que la « carte de la race revient tout le temps » dans les discussions avec eux.

Mercredi, le ministre devenu député a encore déclaré qu’il regrettait ses paroles. « Je me demande encore pourquoi j’ai dit ça. Pourquoi j’ai agi comme ça. Comment ai-je pu perdre le contrôle à ce moment-là. »

Ses commentaires et ceux de Gerry Byrne démontrent, a-t-il dit, sans nommer le racisme, que certains « enjeux » sont toujours d’actualité.

Il y a des relents [de racisme], nous les combattons; quand nous faisons des erreurs, il est important de présenter ses excuses, a-t-il déclaré.

De rares précédents

Le chef Mi’sel Joe veut encourager les élus à lancer un large débat sur le racisme en s’adressant directement à eux, en Chambre. Le président de l’assemblée n’a pas le pouvoir d’accéder à sa requête; elle devra prendre la forme d’une résolution soumise au vote des députés.

Il est très rare que des non-élus soient autorisés à prendre la parole à l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador. La dernière fois remonte aux années 1990, lorsque l’ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney, avait parlé de l’accord du lac Meech.

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