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5 documentaires à ne pas manquer aux RIDM

Un chien noir au poil long tient une bouteille en plastique dans sa gueule.

C’est « à hauteur de chien » qu’on découvre la trame tissée par la réalisatrice Bettina Perut dans son documentaire « Los Reyes ».

Photo : Pablo Valdès

Angie Landry

Il est presque impossible de ne pas avoir le cœur déchiré en tentant de faire des choix de films à voir pour les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). Entre la première, attendue, du prochain film du Québécois Denis Côté (Wilcox) et la présentation de Kenbe la : jusqu’à la victoire, de Will Prosper, Radio-Canada Arts vous propose 5 œuvres (sur 154 films) à ne pas manquer cette année.

1. Los Reyes

Los Reyes, ce sont les deux rois d’un parc de planche à roulettes : Chola et Football, deux chiens errants bâtards de Santiago, au Chili. Ces inséparables toutous poilus vivent au rythme des interactions humaines.

C’est « à hauteur de chien » qu’on découvre la trame tissée par la réalisatrice Bettina Perut. Entre une partie de balle (pleine de bave) ou un roupillon profond sous les figures des planchistes, les deux canidés sont autant témoins de discussions banales sur les relations amoureuses que de conversations difficiles sur des enjeux familiaux et sociaux.

Los Reyes, c’est une œuvre métaphorique sur la vie qui passe sans qu’on remarque les laissés-pour-compte.

  • Quand : 15 novembre, 13 h
  •  : Cinéma du Parc, salle 2

2. Gods of Molenbeek

Avec Gods of Molenbeek, la réalisatrice Reeta Huhtanen a voulu illustrer la réalité d’une petite banlieue belge à travers les yeux des enfants, leur pureté et leur candeur.

Le documentaire propose une rencontre avec Aatos, 6 ans, et ses complices Amine et Flo, trois enfants du quartier de Molenbeek, à Bruxelles, une communauté étroitement associée aux attentats de Paris. Au menu : discussions d’adultes avec des mots d’enfants sur des thèmes comme la religion, portant à l’écran l’importance de montrer la beauté et l’innocence, malgré les temps difficiles.

Quand : 16 novembre, 13 h 15

 : Cinéma du Parc, salle 3

3. Sans frapper

C’est sans tomber dans un discours moralisant qu’Alexe Poutine présente son film Sans frapper, un documentaire qui, sans vouloir dénoncer, fait connaître, à travers plusieurs femmes, l’histoire d’Ada, survivante d’une agression sexuelle.

En cette ère du mouvement #MoiAussi, où les victimes pointent publiquement les bourreaux, Sans frapper offre un espace où toutes les voix et tous les points de vue peuvent être entendus sur la question du viol et des traumatismes qui en découlent.

Quand : 19 novembre à 18 h

: Cinéma du Parc, salle 3

4. Jordan River Andersen, le messager

C’est le cinquante-troisième film de la documentariste abénaquise Alanis Obomsawin, une pionnière parmi les cinéastes autochtones du Canada. On lui doit notamment Kanesatake, 270 ans de résistance, un documentaire porté par l’Office national du film (ONF) qui relate le conflit de la crise d’Oka.

Dans cette nouvelle œuvre, qui a d’ailleurs fait partie de la sélection officielle du dernier Festival international de Toronto (TIFF), on retrace l’histoire de Jordan River Andersen, un petit garçon atteint d’une maladie grave, et de la bataille judiciaire portée en son nom. Il est mort en 2005, et son cas est devenu l’illustration de l’accès restreint et non équitable aux services publics pour les enfants autochtones, un droit pourtant essentiel et crucial, et qui demeure difficile à faire valoir.

 : 16 novembre, 16 h 30

Quand : Cinéma Cinéplex Odeon – Quartier latin, salle 10

5. The Disappearance of My Mother

Le tout premier long métrage du cinéaste Beniamino Barrese est une ode à la femme, mais aussi, et surtout, à celle qui disparaît dans la maternité.

The Disappearance of My Mother pose ainsi un regard discret et intime sur la mère du réalisateur, Benedetta Barzini, figure de la mode des années 60, dans un récit où les archives personnelles démontrent que cette dernière ne souhaite qu’une chose : s’effacer après s’être donnée aux yeux du monde.  

La protagoniste et le cinéaste seront présents lors de la projection.

 : 14 novembre, 19 h

Quand : Université Concordia, auditorium des diplômés de la SGWU

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