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Dossiers d’adoption : une consultation publique commence en Nouvelle-Écosse

Représentation d'une famille en figurines de papier, placées tout près d'une clé de maison familiale et d'une étiquette portant la mention Adoption.

La Nouvelle-Écosse veut recueillir l’avis des citoyens avant de modifier sa politique sur les dossiers d’adoption.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse lance un sondage en ligne pour recueillir l’avis des citoyens sur l’ouverture des dossiers d’adoption.

Le sondage se poursuit jusqu’au 3 janvier. Il s’inscrit dans un processus de consultation qui donnera aussi aux gens l’occasion de s’exprimer en personne.

Il importe de consulter la population pour éviter de prendre des décisions qui risquent d’entraîner des conséquences inattendues, selon la ministre des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse, Kelly Regan. C’est ce qui avait fait échouer une tentative précédente d’ouvrir ces dossiers en 1999, explique-t-elle.

Mme Regan ne croit pas qu’on avait tenu compte à l’époque des préoccupations des femmes victimes de viol, par exemple, et qui ont placé leur enfant en adoption.

La ministre dit vouloir s’assurer que toutes les mesures nécessaires sont prises pour protéger toutes les personnes en cause et pour que les gens obtiennent de l’information.

La Nouvelle-Écosse est la dernière province où les dossiers d’adoption sont scellés. Lorsqu’un parent naturel ou un adulte ayant été adopté dans son enfance cherche à retrouver l’autre, ce dernier doit donner son consentement pour que l'information à son sujet soit divulguée au demandeur. Les services provinciaux d’adoption se chargent de cette procédure.

D’autres provinces ont une politique de consentement présomptif. Leur modèle permet toutefois un retrait de consentement qui se termine au décès de la personne.

Scott Pyke, fondateur d’un groupe néo-écossais de défense des personnes adoptées, a commencé à réclamer l’ouverture des dossiers d’adoption l’an dernier lorsqu’il a entrepris des recherches pour trouver sa propre famille de naissance.

Son groupe appuie le principe du retrait de consentement, qui permettrait quand même la divulgation de renseignements sur les antécédents médicaux de la famille de naissance, par exemple.

Quand ce sont des parents très jeunes qui mettent leur enfant en adoption, leurs problèmes de santé se manifestent plus tard, explique M. Pyke. Il demande que cette information soit accessible à l’enfant par la suite pour que ce dernier puisse en discuter avec son médecin.

La ministre Kelly Regan espère que la consultation publique donnera à son ministère une base pour proposer des changements au printemps.

Avec des renseignements de Michael Gorman et de Tom Murphy, de CBC

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