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Vers une école francophone à Duncan

Un homme prend la parole devant des parents réunis dans une salle à Duncan, en Colombie-Britannique.

Le directeur général du CSF, Michel St-Amant, a rencontré des parents à Duncan pour discuter de l'ouverture éventuelle d'une école francophone dans cette communauté de l'île de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Radio-Canada

Encouragés par l'ouverture du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) au sujet de leur projet de créer une école francophone, des parents se sont réunis mercredi, à Duncan, sur l'île de Vancouver, pour discuter des étapes à suivre.

Ils étaient une vingtaine, certains couples formés d’un parent francophone et d'un parent anglophone, tous unis par leur désir de voir la création d’une école qui permettra à leur enfant de s’épanouir dans la langue de Molière, dans leur région. Les écoles francophones de Victoria et de Nanaimo sont situées trop loin de cette petite municipalité de la vallée de Cowichan.

Une femme parle à un journaliste, des parents discutent derrière elle.

Marlyse Anakeu souhaite que ses enfants puissent évoluer dans un environnement francophone.

Photo : Radio-Canada

Marlyse Anakeu a trois enfants : une fille de 16 ans, un garçon de 3 ans et un bébé de 11 mois. Le développement du projet s'accélère et devient plus concret, selon elle, que lorsque les parents se rencontraient dans un garage, à 2 ou à 3.

Là, ça devient un peu plus possible parce qu'il y a plus de personnes qui sont impliquées.

Marlyse Anakeu

Prochaines étapes

Les parents doivent dresser une liste des personnes qui soutiennent le projet et la soumettre au CSF. Cette nouvelle école n'aurait pas besoin d'un nombre minimum d'élèves. Par exemple, l'École Beausoleil d'Oak Bay a ouvert avec 6 élèves, alors qu'à Golden il y a une quinzaine d'élèves.

Lorsqu'on lui a demandé s'il est réaliste que l'école ouvre ses portes en 2020, comme le souhaitent les parents, le directeur général du CSF, Michel St-Amant, a répondu : Si c'est possible, ça va se réaliser. Si ce n'est pas possible, ça va se faire dans un temps relativement court.

Michel St-Amant s'adresse à un journaliste, des parents discutent derrière lui.

Le grand défi est de trouver un emplacement, rappelle le directeur général du CSF, Michel St-Amant. Les parents peuvent par ailleurs suggérer des lieux pour la future école.

Photo : Radio-Canada

Inquiétude sur les critères d'entrée

Un couple composé d'une hispanophone et d'un anglophone, qui parle français à la maison, participait à la réunion. Leur petit garçon commence à dire ses premiers mots en français.

Ils s'inquiètent des critères d'admission de la Colombie-Britannique qui requiert qu'au moins un des deux parents soit francophone, c'est-à-dire que sa première langue est le français, ou qu'il ait été scolarisé dans une école francophone.

Michel St-Amant s'est fait rassurant, affirmant qu'il allait examiner le cas de chaque famille une fois que l'école sera ouverte.

Avec les informations d'Adrien Blanc

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Éducation