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Une possible grève du zèle des enseignants de l'élémentaire le 26 novembre

Une salle de classe vide

Une grève du zèle des enseignants de l'élémentaire pourrait être déclenchée dès le 26 novembre en Ontario.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Radio-Canada

Les enseignants anglophones du primaire en Ontario vont déclencher une grève du zèle le 26 novembre, si une entente de principe n'est pas conclue d'ici là avec le gouvernement de Doug Ford.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire (FEEO) dit avoir choisi ce type de moyen de pression plutôt qu'une grève générale afin de ne pas pénaliser les élèves.

Selon le président du syndicat Sam Hammond, ses membres boycotteront certaines tâches administratives.

Par exemple, ils ne rempliront pas les bulletins du premier semestre, ne suivront des formations et ne répondront aux courriels des administrateurs que durant les heures régulières de travail.

Notre objectif est de faire monter la pression sur le premier ministre Ford et son ministre de l'Éducation Stephen Lecce.

Sam Hammond, président de la FEEO

M. Hammond affirme que les priorités du syndicat à la table de négociation demeurent entre autres l'appui aux élèves en difficulté, la protection du programme de maternelle temps plein et la violence dans les écoles, y compris à l'endroit des enseignants.

Les membres de la FEEO avaient déjà donné un mandat de grève à leur syndicat par une forte majorité.

La province et les enseignants à couteaux tirés

Les conventions collectives des enseignants en Ontario sont échues depuis le 31 août.

Les enseignants anglophones des écoles catholiques et publiques du secondaire ont eux aussi voté en faveur d'une grève, si une entente de principe ne peut pas être conclue avec la province.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, rétorque que le gouvernement a adopté une position « raisonnable » dans le but de conclure une entente à la table de négociation.

Il est décevant de voir que la FEEO a décidé d’utiliser comme moyens de pression le retrait partiel des services, ce qui fait du tort aux enfants, malgré le nombre limité de questions en suspens à la table de négociation.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Selon le ministre Lecce, la FEEO cible dans ses moyens de pression « plusieurs initiatives et ressources conçues pour améliorer la confiance et les connaissances des élèves en mathématiques », notamment.

Il a souligné par le passé que la province avait conclu une entente avec les employés de soutien dans les écoles en octobre, sans qu'il y ait une grève.

Selon le ministre, contrairement à la façon dont les syndicats d'enseignants dépeignent les négociations, les salaires sont un point litigieux. M. Lecce soutient que les enseignants réclament des augmentations d'environ 2 % par année, soit le double de ce que leur offre le gouvernement.

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) n'a pas organisé de vote de grève pour l'instant.

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