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Un entraîneur de hockey dans l’embarras après le dévoilement de son dossier criminel

Portrait d'un homme assis qui répond à des questions lors d'une entrevue.

Stanley Norris, entraineur adjoint pour l'Association de hockey mineur de Windsor, affirme n'avoir jamais caché son passé criminel.

Photo : CBC/Katerina Georgieva

Radio-Canada

L'entraineur adjoint de l'équipe de hockey mineur de Windsor, dans le Sud-Ouest de l'Ontario, se défend après qu'un article d'un journal local eut révélé qu'il avait un passé criminel.

Je ne m’en suis jamais caché, affirme Stanley Norris, également connu sous le nom de Trent Norris, lors d'une entrevue à CBC.

L'homme précise d'abord que les accusations qui ont été portées contre lui n'ont jamais concerné des enfants.

Un casier judiciaire chargé

Originaire de Windsor, il vit aux États-Unis quand il fait face à des accusations d'agression en 1992. Il affirme avoir été acquitté de ces accusations, mais qu'elles sont restées dans son casier judiciaire.

En 1996, il est condamné à une peine de prison pour voie de fait grave après une bagarre dans un bar.

J'ai purgé cette peine, mais comme c'était un crime, j'ai été expulsé au Canada, mais il décide de revenir aux États-Unis.

En 2001, il est encore arrêté et fait l'objet d'une accusation de possession de drogue. Il est également à nouveau expulsé et se voit interdire l'entrée aux États-Unis pour une période de 20 ans. Une décision qu'il ne respecte pas. Il s'installe alors en Arizona et prend le prénom de Trent, plutôt que celui de Stanley, pour se cacher des autorités américaines. Marié et père de famille, il vit illégalement dans cet état pendant plusieurs années.

En 2017, il est forcé de quitter les États-Unis et rentre au Canada avec sa famille.

Une candidature dans les règles

Lorsqu'il présente sa demande pour devenir entraineur adjoint à Windsor, M. Norris affirme qu'il a informé les responsables de l'organisation qu'il craignait de ne pas réussir la vérification des antécédents de la police canadienne en raison de son casier judiciaire aux États-Unis.

Ils ont juste dit : "Faites votre rapport de police et nous irons de là. C'est ce que j'ai fait , assure-t-il. J'ai fait le rapport de police, j'ai fait tous les tests.

Il décroche le poste l'année dernière, mais son histoire le rattrape récemment lorsque des rumeurs se répandent au sujet de son nom d'emprunt et de son casier judiciaire.

Je leur ai dit volontairement que c'était tout à fait exact, dit l'entraineur qui affirme aujourd'hui avoir reçu beaucoup de soutien, notamment des parents.

Un processus à changer

Cette histoire laisse un goût amer à James Bornais. Parent et maintenant ancien membre du conseil d'administration de l'Association de la ligue de hockey mineur de Windsor. Il explique qu'il n'a été mis au courant du dossier de Stanley Norris que le 18 octobre dernier.

Il explique en avoir parlé avec le président de l'association qui lui a dit que la question serait gérée par un autre membre du conseil d'administration sans plus de détails.

Ils ne l'ont même pas expliqué aux autres membres du conseil d'administration qui étaient assis dans la même pièce , se souvient M. Bornais. Ils ont juste dit que Rick [Pare] s'en occupait, c'est tout.

Frustré par le manque de communication ou de consultation sur la situation de Stanley Norris, M. Bornais démissionne alors de son poste.

Selon lui, l'organisation doit changer son processus de vérification pour des embauches potentielles.

Le fait que [Norris] n'ait divulgué aucune information m'inquiète un peu, dit-il.

Il dit aussi que contrairement à ce que soutient l'entraineur adjoint, de nombreux parents ne souhaitent pas qu'il soit maintenu dans son poste d'entraîneur adjoint.

Réaction de l'Association de hockey mineur de l'Ontario

Dans une déclaration à CBC, l'Association de hockey mineur de l'Ontario (OMHA) indique qu'elle suit une politique précise et détaillée sur la vérification du casier judiciaire au Canada, qui s'applique à tous les membres de l'OMHA qui détiennent le titre de responsable dans une équipe, de bénévole sur glace et tout autre membre jugé étroitement lié aux joueurs par l'OMHA.

Elle procède actuellement à une enquête et précise qu'elle va travailler en étroite collaboration avec l'association de hockey de Windsor avant de commenter ou de rendre une décision sur les circonstances particulières.

Contacté par CBC à ce sujet, le président de l'organisation, Dean Lapierre, n'a pas donné suite à l'appel. Quant à Rick Pare, vice-président de l'organisation, il a indiqué qu'il ne ferait pas de commentaires avant la fin de l'enquête de l'OMHA.

De son côté, Stanley Morris dit qu'il est prêt à démissionner si on lui demande, mais qu'il ne partira pas de lui-même.

Avec des informations de CBC

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