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Réactions mitigées face à la transformation d’une ancienne église en usine de cannabis

Une église derrière une clôture.

L’ancienne église de Val Rita abritera bientôt une serre de culture de cannabis médicinal.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

L’aménagement prochain d’un centre de microculture de cannabis médicinal dans l’ancienne église de Val Rita-Harty ne laisse pas indifférents les résidents du village nord-ontarien. Plusieurs d’entre eux éprouvent toujours un profond attachement envers l’édifice qui servait jadis de lieu de culte.

Pour Madeleine Baril, l’annonce du nouveau projet entrepreneurial qu’abritera l’ancienne église a été une grosse surprise

Ce n’est pas ça qu’on espérait, souligne-t-elle. 

La résidente dit toutefois faire confiance au conseil municipal qui sera responsable d’encadrer le centre de microculture de cannabis. 

Le cannabis, c’est contrôlé quand même [...], qu’est-ce que ça change ? Pourvu que ça ne devienne pas un dépotoir, note Mme Baril. 

Une femme qui sourit

Madeleine Baril s'est mariée dans l'ancienne église de Val Rita.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Elle a tout de même été contente d’apprendre que l’acheteur s’était engagé à maintenir l’apparence extérieure de l’édifice, étant donné qu’il détient toujours une valeur symbolique importante pour plusieurs personnes dans la région. 

Je me suis mariée dans cette église-là, mes quatre enfants ont tous été baptisés là, trois de mes enfants se sont mariés là, il y a juste un de mes 12 petits-enfants qui n’a pas été baptisé dans cette église-là, on a des souvenirs, affirme-t-elle. 

Ça fait un petit pincement au coeur, mais il n’y avait plus rien à faire avec [le bâtiment].

Madeleine Baril, résidente de Val Rita-Harty

Pour sa part, Laurence Murray trouve le sort que connaîtra l’édifice bien meilleur que la démolition. 

En fin de compte, ça ne servait à rien de [le] démolir. Que peut-on faire d’autre avec ?, avance-t-il.

Mélanie Prévost se réjouit, quant à elle, de voir que la Municipalité ait fini par trouver un moyen de se servir de l’ancienne église pour stimuler l’économie et générer des emplois.

Une femme qui sourit

Mélanie Prévost estime que l’usine de cannabis médicinal profitera à l’économie du village de Val Rita-Harty.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Si finalement, la Municipalité n’est plus aux prises avec l’édifice et qu’on n’aura pas besoin de la détruire non plus - ça fait partie de la communauté peu importe ce qui se passe à l’intérieur -, moi, ça fait bien mon affaire, dit-elle. 

Dès qu’il y a une activité quelconque qui se passe dans de petits villages comme le nôtre, c’est bon. Il faut suivre la loi et avoir une ouverture d’esprit. Quand les choses sont bien consommées, tout est correct.

Mélanie Prévost, résidente de Val Rita-Harty

La nouvelle suscite également de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. 

Sur Facebook, Marlene Bélanger déplore la nouvelle mission de l’ancienne église. 

Nos pères ont tellement travaillé fort à bâtir ces églises et les [soutenir] financièrement. Je ne m’habitue pas à les voir servir à toutes les sauces ! Faites-en des théâtres ou des musées, mais pas des entrepôts ni des usines à cannabis !, écrit-elle. 

Sophie Desjardins applaudit toutefois la venue de la nouvelle entreprise à Val Rita-Harty.

Ceci est selon moi, un très bon investissement pour assurer la survie de cette belle petite communauté. Une excellente source de revenus, fait-elle savoir.

Le centre de microculture de cannabis devrait cultiver un maximum de 600 kilogrammes de cannabis par année.

La Municipalité doit d’abord procéder à un changement de zonage avant que les activités de la nouvelle entreprise ne débutent.

Avec les informations de Francis Bouchard

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