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L'industrie maritime envisage des navires plus verts

Un minéralier sur l'eau au coucher du soleil.

L'industrie maritime réfléchit aux façons de réduire son empreinte environnementale. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

Radio-Canada

Le bateau à propulsion électrique n'est peut-être pas pour demain, mais l'industrie maritime réfléchit aux moyens de réduire la pollution qu'elle génère.

Lors du Forum québécois en sciences de la mer, qui a pris fin mercredi à Rimouski, plusieurs experts ont présenté des projets dont l'objectif est de réduire l'empreinte environnementale de l'industrie maritime.

Selon l'un des représentants de l'entreprise française Naval Group, Damien Demoor, bon nombre d'experts tenteront, au cours des prochaines années, de créer un prototype de navire vert.

Il précise que l'Union européenne prévoit investir entre 350 millions et 1,2 milliard d'euros pour créer ce prototype, de façon à rendre le transport maritime plus respectueux de l'environnement.

Inventer le bateau vert de demain, [c'est] aussi bien au niveau du carburant qu'au niveau des modes de propulsion, de la gestion d'énergie, des systèmes anticollision avec les cétacés, par exemple.

Damien Demoor, responsable de l'innovation du développement chez Naval Group

Selon M. Demoor, ce bateau, qui se veut le plus vert possible, pourrait être créé sur un horizon de sept ans. Je pense que l'industrie navale met les bouchées doubles pour réduire son impact, dit-il.

Damien Demoor.

Damien Demoor, responsable de l'innovation et du développement des activités chez Naval Group

Photo : Radio-Canada

Un bateau qui utilise l'énergie solaire?

Dans le même esprit, le centre de recherche du Cégep de Rimouski, Innovation maritime, travaille à un projet pour tester l'utilisation de l'énergie solaire sur des navires qui sillonnent le fleuve Saint-Laurent.

Le chargé de projet Gabriel Dugas explique que l'énergie produite ne servirait pas à la propulsion des navires, mais à l'alimentation de la génératrice qui fournit notamment l'éclairage.

Un cargo.

L'équipe d'Innovation maritime souhaite tester pour la première fois la technologie solaire sur les navires qui sillonnent le Saint-Laurent.(Archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

C'est un peu tôt pour dire si ce sera possible de le faire de A à Z, mais les études préliminaires démontrent qu'il y a un bon potentiel, dit-il.

Il précise cependant que l'utilisation des panneaux solaires en mer représente un défi important.

Sur un navire, la centrale est mobile [...], le cap du navire va faire que l'orientation des panneaux peut changer, ce qui est une contrainte. Et au niveau des éléments, on s'expose à une quantité d'eau salée considérable, de la glace, de la poussière...

Gabriel Dugas, chargé de projet chez Innovation maritime

Gabriel Dugas espère réaliser un projet pilote au cours des prochaines années pour tester cette technologie.

De tels navires existent déjà ailleurs dans le monde, mais ce sera la première fois que cette technologie sera mise à l'épreuve dans un endroit aussi froid que le Saint-Laurent.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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