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Des grimpeurs inquiets en raison de terres rendues à la Première Nation de Squamish

Un alpiniste grimpe une falaise.

Un alpiniste à Smoke Bluffs, à Squamish, une municipalité réputée pour son escalade.

Photo : Radio-Canada / Clare Hennig

Radio-Canada

Un terrain situé près du parc provincial Murrin, à Squamish, en Colombie-Britannique, sera rendu à la Première Nation de Squamish dans le cadre d’un accord échangeant plusieurs parcelles de terres de la Couronne contre l'appui de la Première Nation au projet de gaz naturel liquéfié, Woodfibre LNG.

Une fois que le terrain nous sera remis, nous engagerons la communauté - nos propres membres - pour développer une utilisation de la terre fidèle aux souhaits de notre communauté pour la région, a déclaré Khelsilem, porte-parole de la Première Nation de Squamish.

Nous allons prendre les décisions dans le meilleur intérêt de notre peuple.

Khelsilem, porte-parole de la Première Nation de Squamish

Les grimpeurs s'inquiètent

L’une des parcelles est connue sous le nom de Watts Point, située à l’extérieur du parc Murrin. Elle renferme notamment des murs d’escalade de renommée internationale, ce qui attire de nombreux touristes, dont Jean-Claude Savard, originaire de l'Outaouais.

Jean-Claude Savard escalade un mur.

Jean-Claude Savard est un grimpeur originaire de l'Outaouais. Selon lui, Squamish est « la Mecque » de l'escalade.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

C’est la [Mecque] de l’escalade. Les grimpeurs font partie de la ville.

Jean Claude Savard, grimpeur

Une fois le transfert terminé, la gestion de la parcelle sera remise entre les mains de la Première Nation de Squamish. Certains membres de la communauté de grimpeurs se posent des questions sur l’avenir de ces terrains, surtout si la Nation décide de ne plus y permettre l’escalade.

C’est sûr que ce serait dommage, ça aurait un impact considérable sur la communauté [de grimpeurs], dit Jean-Claude Savard. Mais, ceci dit, je pense que les gens se réadapteraient, puis ils iraient ailleurs.

Selon lui, les terres seront tout simplement rendues aux propriétaires originaux.

Ils étaient ici bien avant nous [...] S’ils décident de ravoir leur territoire et de faire ce qu’ils veulent avec, moi je trouve qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

De plus, il ne [voit] pas pourquoi la Première Nation déciderait d’interdire l’escalade dans des lieux si populaires.

Les grimpeurs répondent au transfert

Tous ne sont pas de l’avis de Jean-Claude Savard. De nombreux membres de la communauté de grimpeurs ont envoyé des lettres au conseil municipal de Squamish signalant leurs inquiétudes face à la perte potentielle d’accès aux aires d’escalades dans les environs du parc Murrin. Ils sont particulièrement inquiets pour l’avenir de la falaise Petrifying Wall, très courue. 

Je suis stupéfait que des grimpeurs et des membres de la communauté de grimpeurs n’aient pas été consultés, a écrit Marc Bourdon, l’auteur de plusieurs guides d’escalade de la région, dans une lettre.

Un mur d'escalade.

Un mur d'escalade près du parc provincial Murrin, sur un terrain qui sera rendu à la Première Nation Squamish.

Photo : Radio-Canada / Clare Hennig

Le parc Murrin est l’une des aires les plus anciennes et les plus importantes de Squamish.

Marc Bourdon

Selon Christie Harvie, négociatrice principale du ministère des Relations avec les Autochtones, le transfert de terres est un élément clé de la réconciliation. Elle reconnaît toutefois qu’il existe une place à l’engagement du public et à la compréhension.

Je suis une personne autochtone, je fais de l’escalade depuis 22 ans et je suis sur le territoire de la Nation de Squamish, dit-elle. Je veux m’assurer d’avoir toute l’information nécessaire et de bâtir les meilleures relations possible lorsque nous faisons ces ententes.

L’accès à la falaise demeurera ouvert à présent, mais son avenir dépendra des besoins de la Nation de Squamish, a déclaré le porte-parole Khelsilem : Il faut que toutes les personnes concernées comprennent à un certain niveau que ces terres appartenaient originalement à la Nation Squamish.

Les gens doivent respecter l’histoire et la culture de la Nation de Squamish et comprendre le contexte dans lequel elle demande à être consultée.

Avec les informations de Julie Landry et Clare Hennig

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