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Un nouveau programme de pairs aidant pour les ambulanciers de l'Outaouais

Une femme porte une chemise sur laquelle se trouve un écusson portant l'inscription « Technicien ambulancier - Paramédic - Québec ».

Une technicienne ambulancière de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais. (archives)

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Radio-Canada

La Coopérative des paramédics de l'Outaouais implantera, dès le mois de janvier, un programme de pairs aidants pour aider les ambulanciers à gérer le stress après les interventions.

Marie-Ève Tremblay, ambulancière de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, sillonne les routes en ambulance et répond à toutes sortes d'appels depuis 13 ans maintenant.

Quand je mets mon uniforme, je suis comme en mode travail. À ce moment-là, je sais ce que je dois faire, je suis consciente de mes compétences. [...] Ça va bien aller et je sais où est-ce que je m’enligne. Après les gros appels, s'il y a quelque chose qui nous a plus touchés, on va en parler avec nos partenaires, explique-t-elle en entrevue avec Mathieu Nadon au Téléjournal Ottawa-Gatineau.

Mme Tremblay raconte qu'elle ne reçoit pas que des appels pour des accidents. Elle affirme avoir déjà reçu un appel pour des personnes âgées seules à Noël.

Ce qui est le plus difficile, c’est la misère humaine, confie-t-elle.

Pour faire face à ces situations difficiles, la coopérative formera dès janvier 2020 des pairs aidants pour soutenir ses employés.

Un tel programme a déjà été mis en place à la Corporation d'Urgences-santé et les résultats sont probants. Depuis, on observe une diminution d'environ 20 % de la durée des invalidités d'ordre psychologique, selon Urgences-santé.

Les chefs d'opérations recevront également une formation au mois de novembre pour désamorcer les situations stressantes avec leur personnel.

Oui, on est formés pour faire de gros appels, mais ce n’est pas vrai qu’on est formés pour tout, explique Marie-Ève Tremblay. Les ambulanciers restent des êtres humains, avec un bagage et des histoires différentes.

Un employeur proactif

Il existe déjà des mesures pour prévenir les congés de maladie à la suite d'un appel difficile, selon l'ambulancière. Elle fait référence au chien d'assistance en réadaptation, Boba, qui a complété sa première journée de travail le 5 novembre.

Juste par sa présence, ça fait que les gens sont plus de bonne humeur, ils sont plus relaxés, ajoute-t-elle. En sa présence, les employés peuvent désamorcer les situations critiques sur le terrain.

Mme Tremblay souligne que son employeur est proactif et que les chefs d'opérations sont toujours présents pour discuter à la suite d'un appel difficile.

L'an dernier, la Coopérative des paramédics de l'Outaouais a recensé quatre chocs post-traumatiques parmi ses membres.

Si on pouvait en éviter un, ce serait déjà beaucoup, conclut-elle.

Avec les informations de Mathieu Nadon et de Christian Milette

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Ottawa-Gatineau

Santé physique et mentale