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Pénurie de chauffeurs d’autobus francophones à l’Île-du-Prince-Édouard

Un autobus scolaire vu de côté

Un autobus.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

La Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard fait face à une pénurie de chauffeurs d'autobus, ce qui a un impact considérable sur les élèves.

Cette semaine, l'absence de trois chauffeurs à l'école François-Buote de Charlottetown entraîne des désagréments pour les élèves ainsi que pour les parents.

Alors que certains enfants arrivent à l’école et commencent leurs cours habituels, d’autres sont toujours dehors et doivent attendre l’autobus pendant plus d’une heure.

Gros plan sur une lumière d'un autobus scolaire. Des élèves floutés marchent à côté de l'autobus.

Travail IPE a payé la formation de 15 chauffeurs, dont trois pour le système francophone.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

L’absence de ces trois chauffeurs d’autobus se fait nettement ressentir dans la communauté scolaire cette semaine.

Une situation qui devient plus fréquente et qui pousse les directeurs d'établissements à tirer la sonnette d'alarme.

Cela peut prendre une journée, juste faire le tour puis appeler tout le monde, attendre qu'ils nous répondent et à la fin de la journée, souvent on n’a personne, indique Karen Leblanc, directrice de l’École-sur-Mer.

Des chauffeurs fatigués

Une situation qui n’est pas sur le point de s’améliorer, alors que certains chauffeurs pourraient partir à la retraite.

Mais la situation se fait si grave que ces chauffeurs décident de repousser leur départ et évitent même de prendre des congés de maladie par risque d’aggraver le problème.

On est en haut de 60 ans là, pour plusieurs de nous autres alors, tu ne peux pas dire ‘’Ah! Bien mon doux j'ai mal à la jambe je n'irai pas travailler demain’’ car il n'y a personne pour te remplacer», indique Nicole Couture, chauffeuse d’autobus.

Aujourd'hui, la Commission scolaire de langue française dispose de 29 chauffeurs réguliers et d'une dizaine de suppléants pour ses six écoles.

Nathalie Malo regarde la caméra.

Nathalie Malo, directrice des communications à la Commission scolaire de langue française

Photo : Julien Lecacheur

Nathalie Malo, directrice des communications à la Commission scolaire de langue française, explique que pour arriver à conserver ce chiffre, la commission a dû faire des sacrifices.

Ils passent leur temps à attendre après nous présentement. On [leur en] demande énormément, mais ce n'est pas toujours comme cela, il peut y avoir des creux où il n’y aurait du travail qu'une journée par semaine, dit-elle.

Travail IPE a payé la formation de 15 chauffeurs, dont trois pour le système francophone. Les premiers chauffeurs devraient entrer en service d'ici le mois de décembre, ce qui devra régler une partie du problème.

Avec les renseignements de Julien Lecacheur

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Éducation