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Chefferie du PLQ : « La décision n’est pas prise », assure Alexandre Cusson

« Il faut d'abord mesurer le défi. Je n'irai pas faire la course pour faire la course; j'y vais pour gagner. »

Alexandre Cusson parle au micro fixé sur un lutrin.

Alexandre Cusson a récemment acheté sa carte de membre du Parti libéral du Québec (PLQ).

Photo : Radio-Canada / VINCENT ARCHAMBAULT CANTIN

Sébastien Bovet

Son nom était déjà connu des libéraux, et mardi, il a quitté ses fonctions à titre de président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Alexandre Cusson, qui est aussi maire de Drummondville, décidera d'ici la fin de l'année s'il briguera ou non la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ). Entrevue.


Pourquoi avez-vous acheté votre carte de membre du PLQ?

Quand on mène une réflexion, le meilleur endroit pour parler à des militants, c'est [à] un congrès des membres. J'ai l'intention d'aller à leur rencontre au congrès de la fin novembre. Pour se présenter dans ce type d'activité, il faut être membre. C'est dans cette optique que j'ai pris ma carte.

Pourquoi avoir démissionné de l'UMQ?

Pour moi, c'est une question d'intégrité. L'objectivité, la neutralité de l'Union, c'est quelque chose d'incontournable. J'ai trop travaillé dans le monde municipal au cours des dernières années afin de bâtir ce qu'on a bâti ensemble pour risquer de perdre ça sur une réflexion et sur des perceptions qui auraient été erronées.

Comptez-vous vous lancer dans la course?

Pour moi. la décision n'est pas prise. Elle va se prendre dans les prochaines semaines, d'ici la fin de l'année. Ça va me permettre d'avancer à visière levée et de peser les pour et les contre. Clairement, l'annonce ne se fera pas cette semaine ou au cours des prochains jours.

Quelles questions vous posez-vous en ce moment?

Il faut d'abord mesurer le défi, il faut mesurer l'intérêt des gens pour ma candidature. Je veux voir quelles sont les attentes des gens et quelles sont mes chances de remporter la course. Je n'irais pas faire la course juste pour faire la course; j'y vais pour gagner. Il y aura un immense travail à faire pour reconquérir le cœur des Québécois, rebâtir le parti et reconnecter avec les régions.

Quelles impressions avez-vous du Parti libéral du Québec?

C'est un grand parti. Un parti qui doit aujourd'hui se rebâtir et retrouver ses repères. Je verrai comment je peux y contribuer et qui souhaite également y contribuer avec moi.

Selon vous, quelle est la principale erreur du PLQ ces dernières années?

Moi, je regarde en avant. Je ne vais pas me prononcer là-dessus, les militants l'ont fait. Je ne vais pas me lancer dans l'autopsie de la défaite et des mesures qui ont été prises dans les années antérieures. Je n'y étais pas, je n'ai pas fait partie de ces décisions-là. Alors je ne jouerai pas au gérant d'estrade.

En 2011, vous avez donné 400 $ au Parti québécois, en 2014, encore 100 $, puis en 2017, 100 $ à la Coalition avenir Québec. Comment expliquez-vous ça?

Quand on est maire, on est invité à rencontrer des élus. Si je me rappelle bien, en 2017, c'est François Legault qui est passé à Drummondville. Pour les cocktails politiques, les premières personnes qu'on appelle, ce sont souvent les maires. J'ai déjà participé à un cocktail avec [le péquiste] Sylvain Gaudreault, qui était ministre des Affaires municipales.

C'est une contribution personnelle, mais aussi une occasion comme maire de faire avancer des dossiers locaux. Ce n’est pas un appui pour moi. Il n'y a personne à Drummondville qui a déjà pensé que j'étais un membre ou un adepte du Parti québécois. C'était une façon de contribuer à la démocratie.

Vous n'avez pourtant donné que 100 $ au Parti libéral pendant cette période. Pourquoi?

Je vous dirais que c'est probablement parce que le Parti libéral n'a tout simplement pas amené de gens chez nous avec qui on aurait eu l'occasion de discuter. On a peut-être été oubliés par le parti à ce moment-là, parce que j'y aurais participé avec grand plaisir.

L'association locale n'a peut-être pas tenu d'activité de financement ou reçu d'invité. Si je ne me trompe pas, la dernière contribution, c'était la visite de Pierre Moreau, qui était alors ministre des Affaires municipales. Quand on est maire et que le ministre des Affaires municipales débarque dans notre ville, on s'arrange pour être là.

Comment voyez-vous le débat entre régions et Montréal au PLQ?

Il ne faut surtout pas que cette élection devienne un débat « Montréal contre les régions ». C'est la pire chose qu'on pourrait faire, non seulement au parti, mais au Québec de façon générale. Quand les régions vont bien, c'est bon pour la métropole, c'est bon pour la capitale, mais l'inverse est aussi vrai. Donc, il faut un fort. Et un Québec fort, c'est un Québec fort dans les régions et aussi dans sa capitale et dans sa métropole.

Est-ce que l'ancien maire de Montréal, Denis Coderre, vous appuie?

Je n'ai eu aucune discussion avec Denis Coderre sur ce dossier-là. [...] On se parle à quelques semaines d'intervalle, c'est quelqu'un avec qui j'ai collaboré. Il n'y a pas d'appui ou de discussion sérieuse sur le leadership avec Denis Coderre.

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