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Le dossier de la nouvelle centrale « pourri du début à la fin », selon Jean Rousseau

Le conseiller municipal de l'opposition Jean Rousseau

Le conseiller municipal de l'opposition Jean Rousseau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

« Ça a été pourri du début à la fin. » C’est ce que pense le conseiller Jean Rousseau de tout le processus qui a mené, mercredi, l’administration Labeaume à annoncer que la réorganisation des forces policières allait coûter 123 millions de dollars, soit 50 millions de plus que prévu.

L’élu de l’opposition estime que dès le départ, le projet de construire une nouvelle centrale pour les policiers de Québec a été monté à l’envers.

Il reproche au maire d’avoir tenté d’imposer un site trop petit aux policiers sans les avoir consultés. Il aurait notamment été impossible de construire un stationnement intérieur sur le terrain acheté par la Ville dans le secteur Lebourgneuf.

Ce que ça me dit, c'est qu'il y a eu des tensions entre le service de police et la mairie pendant de nombreuses années, qu'on n’était pas capable de se parler.

Cette première mouture du projet, dont les coûts avaient déjà monté en flèche, a finalement été abandonnée en mai 2018. Régis Labeaume avait alors blâmé publiquement le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, qui a claqué la porte de l’équipe du maire quelques jours plus tard.

Après ce qu’il appelle le psychodrame des dernières années, Jean Rousseau se range tout de même derrière le projet de la nouvelle centrale en bordure de l’autoroute Laurentienne.

Selon lui, l’augmentation des coûts est une grosse bouchée à avaler, mais il est convaincu que le nouveau projet saura répondre aux besoins des policiers.

Son vis-à-vis de l’opposition officielle, Jean-François Gosselin, estime quant à lui que le maire a complètement perdu la valeur de l’argent.

Selon Québec 21, dans les derniers mois, la mairie a annoncé pour plus de 200 millions de dollars en nouveau projet.

Jean-François Gosselin appréhende de sérieuses compressions dans le budget municipal qui doit être déposé dans environ un mois.

J'ai hâte de voir en décembre ce qu'on va nous présenter, et surtout ce qu'on va couper comme projet.

Oui à la centrale, non au déménagement

Le président de la Fraternité des policiers de la Ville de Québec, Marc Richard, se réjouit de constater que la Ville a entendu les demandes des policiers pour la nouvelle centrale.

Le stationnement couvert pour les véhicules de patrouille était, selon lui, un élément incontournable. Ça je peux voir dans le projet que c’est quelque chose qui a été pris en compte et on ne peut que se réjouir, commente le représentant syndical.

Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec lors d'une entrevue

Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec

Photo : Radio-Canada

En attendant l’inauguration de la nouvelle centrale en 2023, il s’oppose toujours au déménagement des policiers de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles à la centrale Victoria.

Selon lui, l’intention du chef de police de déménager son bureau à cet endroit ne change rien à la vétusté du bâtiment. Il y a deux semaines, Radio-Canada a révélé que la centrale Victoria avait des problèmes récurrents d'infiltration d'eau souillée.

On va vivre dans un bâtiment désuet et même si le chef a la volonté de s’installer dans la centrale Victoria, je ne crois pas que ça fasse en sorte que tout d’un coup le bâtiment devienne viable et adéquat pour nos policiers.

Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec

Marc Richard demeure persuadé que la Ville serait capable de trouver des solutions pour que les gens restent en place dans les postes de quartiers.

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