•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Femme brûlée vive : son ex-conjoint reste détenu

Le suspect, Frej Haj Messaoud, escorté par deux policiers vers un fourgon

Frej Haj Messaoud, 39 ans

Photo : Radio-Canada

Yannick Bergeron

L’homme qui aurait mis le feu à son ex-conjointe après l’avoir aspergée d’essence, le 9 août dans le quartier Saint-Sauveur, va demeurer détenu en attendant son procès.

Frej Haj Messaoud qui est accusé de tentative de meurtre et de voies de fait grave n'a pas convaincu le juge Alain Morand de le remettre en liberté, aujourd'hui.

Vêtu d’une chemise bleue et d’un jeans foncé, Messaoud a fixé le sol de longs moments lors de l'audience qui a duré toute la journée.

Non-publication

L'enquête sur remise en liberté s’est déroulée sous ordonnance de non-publication, à la demande de l’avocat de l’accusé.

La preuve présentée par la poursuite ne peut donc pas être dévoilée, pour le moment, par les médias.

L’ordonnance de non-publication vise à protéger l’équité du procès à venir.

La preuve

La représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Sabrina Lambert-Michel a exposé au juge Alain Morand, la preuve détenue par le ministère public.

La poursuite n’a fait entendre aucun témoin.

De son côté, Me Alex Savoie de l’aide juridique qui représente Messaoud a fait entendre trois témoins, dont l'accusé âgé de 39 ans.

Le ministère public avait le fardeau de démontrer que sa détention était nécessaire pour assurer la protection du public et pour ne pas déconsidérer l'administration de la justice.

Les parents de la victime présents

Après avoir écouté le débat, le juge Morand a statué que Frej Haj Messaoud doit rester en prison pendant tout le processus judiciaire.

Les parents de la victime ont assisté à l’audience, mais ont quitté le palais de justice avant que le juge rende sa décision.

Leur fille de 27 ans qui a été brûlée sur plus de 30 pour cent de son corps n'a toujours pas obtenu son congé de l'hôpital.

Frej Haj Messaoud n'a pas eu la moindre réaction, lorsque le juge a rendu sa décision.

Il aurait aspergé son ex-conjointe d'essence, avant d'y mettre le feu, en août dernier.

Il avait été arrêté le lendemain de l'événement, dans la région de Drummondville.

Le chauffeur de taxi doit revenir devant le tribunal le mois prochain pour l'orientation de son dossier.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Québec

Justice et faits divers