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Les travailleurs de l'industrie minière se disent prêts pour les mines 4.0

Une femme contrôle une machine à l'aide d'un bras de contrôle, regardant deux écrans.

Le contrôle à distance de la machinerie fait partie du virage numérique dans le monde des mines.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Piel Côté

L’Institut national des mines du Québec (INMQ) présentait son Portrait numérique de l’industrie minière au complexe minier LaRonde, mercredi matin. Aux yeux de l'organisme, cet outil servira au développement du numérique et de l'ère 4.0 dans les mines au cours des prochaines années.

En 2018, l’INMQ a voulu faire le profil numérique des travailleurs de l'industrie.

Une vaste enquête sur la perception des compétences numériques des travailleurs du secteur minier a donc été mise sur pied tout en incluant la vision des dirigeants de mines québécoises.

Trois points majeurs

  • Premièrement, 86 % des travailleurs se perçoivent comme des utilisateurs de technologies de calibre intermédiaire ou avancé.
  • Par conséquent, et dans la même logique, 84 % des travailleurs estiment avoir les compétences nécessaires pour utiliser les technologies qui leur sont fournies.
  • 95 % d'entre eux voient et constatent les avantages que procurent les technologies dans l'environnement minier.

Cette perception que les travailleurs ont d'eux-mêmes est encourageante pour les dirigeants miniers afin qu'ils puissent mettre en place des plans de développement au niveau du numérique, lance le président-directeur général de l’INMQ, Jean-François Pressé

Ces données réunies sont donc une bonne nouvelle, poursuit-il, et le frein aux nouvelles technologies est négligeable.

Le directeur général du complexe minier LaRonde, Christian Goulet, estime aussi que cet ouvrage est pertinent.

On était intéressé à avoir certaines données du rapport, principalement au niveau de l'acceptabilité des nouvelles technologies, dit-il. On avait l'impression que nos gens étaient mûrs et prêts à accepter cette technologie-là et je suis content de voir dans le document, c'est le cas, que les gens sont ouverts aux changements.

Les gens ont une soif de vouloir améliorer l'utilisation des nouvelles technologies dans le cadre de leur travail et c'est quelque chose sur laquelle l'industrie peut tabler présentement et se dire que nos travailleurs sont prêts et veulent être formés davantage pour tout ça.

Le président-directeur général de l’Institut national des mines du Québec, Jean-François Pressé

Au final, 935 personnes ont été interrogées et 14 entrevues téléphoniques ont été réalisées auprès de dirigeants de mines. L'INMQ a également réalisé une série d'entrevues avec des responsables de projets numériques. L'Institut national des mines envisage d'ailleurs de refaire le même exercice d'ici cinq ans.

Le virage 4.0 déjà amorcé

Dans la région, plusieurs minières ont déjà entrepris le virage numérique.

Au projet Lamaque, Eldorado Gold a mis place un système de ventilation contrôlée qui permettra d'économiser 400 000 $, car 60 % de la facture électrique provient de la ventilation, peut-on apprendre dans le document.

Rampe d'accès pour se rendre sur le site de la mine Lamaque, d'Eldorado Gold.

Rampe d'accès pour se rendre sur le site de la mine Lamaque, d'Eldorado Gold.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

On a donc intégré plusieurs technologies au système de ventilation automatisée, dont un système de communication qui reçoit et transmet l’information avec des sondes et des capteurs.

Les travailleurs ont également un capteur sur leurs lampes et les véhicules ont des puces aussi, donc il y a une ventilation sur demande qui envoie la quantité air nécessaire en fonction des équipements et gens présents.

Il reste encore de nombreux défis, comme l’explique Christian Goulet de la mine LaRonde.

Dans le futur, il faudra développer nos mines en tenant compte de ces technologies. En ce moment, on adapte les technologies aux mines existantes, mais ça complexifie le processus. Dans le futur, il faudra revoir le design de nos mines. Par exemple, revoir les courbes des galeries pour faciliter le passage des camions automatisés, spécifie-t-il.

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Abitibi–Témiscamingue

Industrie minière