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Une hausse proposée de l’impôt foncier de 2,1 % à Gatineau en 2020

Une calculatrice et une maison miniature se tiennent sur une feuille de calcul.

L'augmentation de l'impôt foncier pourrait être de 2,1 % en 2020, soit le même taux qu'en 2019 (archives).

Photo : iStock

Emmanuelle de Mer

Les Gatinois peuvent s’attendre à la même hausse de l’impôt foncier en 2020 qu’en 2019. Selon la proposition budgétaire présentée mercredi, l’indexation des taxes à l’évaluation est fixée à 1,6 %. À ceci s’ajoute la taxe de 0,5 % dédiée au rattrapage en matière d'infrastructures, ce qui totalise une augmentation moyenne suggérée de 2,1 %.

Les conseillers de la Ville de Gatineau doivent approuver cette recommandation au moment de l’adoption du budget le 10 décembre. Si c’est le cas, il s’agira de la plus faible hausse depuis 2014 pour une deuxième année consécutive.

Le budget municipal proposé pour l’année 2020 est de 651,8 millions de dollars. Le surplus sera toutefois bien mince, soit de 225 000 $, alors qu'on anticipait au-delà de 5 millions de dollars. Les dépenses liées à la dernière crue printanière et au déneigement ont fait fondre le surplus.

Un fonds de développement économique?

Par ailleurs, l'idée de créer un fonds dédié au développement économique à Gatineau a ressurgi, mercredi. Le président de la Commission du développement économique, Jean-François LeBlanc, est revenu avec cette idée, souhaitant même déposer une recommandation.

L'élu du district de Lac-Beauchamp a comparé Gatineau avec d'autres municipalités québécoises. Selon ses conclusions, la Ville devrait investir davantage par le biais d’un fonds spécifique.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a exprimé des réserves, soulignant que la comparaison avec d'autres villes était difficile, puisque les municipalités ne comptabilisent pas les dépenses de la même façon.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a renchéri, soulignant qu'il fallait prendre les chiffres colligés avec un énorme grain de sel. Il a donné l'exemple des parcs d'affaires, qui sont inclus ou pas, en plus de souligner que la Ville en fait déjà beaucoup dans ce domaine, mentionnant notamment le congrès de l’Acfas tenu plus tôt cette année à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Dresser un tableau aussi noir ne reflète pas l'agilité qu'on a eue dans la dernière année. Souvent, la Ville a été la première à réagir.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

M. Pedneaud-Jobin a également exprimé un malaise avec l'idée qu'on mette tout dans un fonds et que c'est la Ville qui paye. La réflexion, selon lui, doit aller plus loin, notamment sur le rôle de la Municipalité dans le développement économique et sur celui de la communauté d'affaires.

De son côté, la conseillère Louise Boudrias a proposé que la recommandation de M. LeBlanc soit présentée à la Commission du développement économique. On serait beaucoup plus forts avec une [telle] recommandation, estime-t-elle.

M. LeBlanc, qui a soutenu avoir déjà des appuis, notamment de gens d'affaires, a bien accueilli la proposition.

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Ottawa-Gatineau

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