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La 5G a des failles de sécurité qui permettent de pister des téléphones

Un homme traverse une rue et des ondes émanent de son corps pour représenter des données mobiles.

La 5G devait être plus sécuritaire que la 4G, mais il semblerait que ce n'est pas tout à fait le cas.

Photo : iStock

Radio-Canada

À quelques mois de son déploiement formel au Canada, la 5G est de plus en plus scrutée par le milieu de la cybersécurité, qui vient d’y découvrir 11 nouvelles failles. Celles-ci permettraient notamment à des pirates de pister de potentielles victimes, leur envoyer de fausses alertes d’urgence ou les déconnecter du réseau.

C’est ce qu’on apprend dans un rapport des équipes de recherche en sécurité des universités Purdue et de l’Iowa, aux États-Unis, publié mercredi. Ce dernier démontre que la cinquième génération du réseau de communications mobiles est tout aussi vulnérable aux attaques que sa prédécesseure alors qu’elle devait être plus sécuritaire. 

Les spécialistes ont conçu l'outil 5GReasoner pour trouver les failles. Il a servi à créer de fausses stations de bases, ces antennes auxquelles se connectent les téléphones pour avoir accès aux réseaux mobiles. C’est grâce à elles qu’elles et ils sont parvenus à pirater des téléphones, tout comme il est possible de le faire avec la 4G.

Un téléphone connecté à un faux réseau comme celui-là dévoile ses identifiants de réseau, ce qui permet ensuite de pister son emplacement ou mener une attaque par déni de service, qui l’empêche de se connecter.

L’envoi de fausses alertes d’urgence est également possible. Cela pourrait semer le chaos artificiel, comme il s’est produit au début de 2018 lorsqu’une fausse alerte de missile balistique a provoqué la panique à Hawaï

Le chercheur Sued Rafiul Hussain a dit au site spécialisé TechCrunch que ces failles pouvaient être exploitées par n’importe qui ayant des connaissances pratiques sur le fonctionnement de la 4G et de la 5G et qui se servirait d’équipements peu coûteux. 

Selon lui, les problèmes avec le réseau pourraient être réglés avant son déploiement, mais certains d’entre eux nécessiteraient des changements assez majeurs. 

La manière précise dont les failles ont été exploitées n’a pas été dévoilée par les équipes de recherche, mais elles ont été divulguées à la GSMA, l’association mondiale des opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile.

Avec les informations de TechCrunch, et Forbes

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