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Les organismes d’aide aux sans-abris d'Ottawa et de Gatineau prévoient un hiver difficile

Trois photos de personnes itinérantes aux prises avec le froid.

L'arrivée soudaine du froid surprend les organismes de lutte contre l'itinérance

Photo : Radio-Canada / EMILEE FLANSBERRY-LANOIX

Radio-Canada

« C’est sûr qu’il va y avoir une augmentation cette année au niveau de l’itinérance », lance Benoit Leblanc, directeur de l'organisme gatinois d’Itinérance zéro. Surpris par le temps froid hâtif, les groupes comme le sien doivent redoubler d’efforts pour faire face aux demandes grandissantes.

Selon les données d'Environnement Canada, il faisait -25 degrés Celsius à 5 h mercredi. Au cours des derniers jours, Itinérance zéro a déployé plus d’efforts sur le terrain pour aider les sans-logis.

On n’était pas tout à fait prêts.

Benoit Leblanc, directeur d’Itinérance zéro

L’organisme a de grands besoins. Il cherche à renflouer ses stocks de gants larges pour homme, de bas, de couvertures, ainsi que de manteaux de tailles large et extra large. Si les dons ont été abondants l’an dernier, il manque toujours beaucoup d’items cette année.

Benoit Leblanc, dans les locaux d'Itinérance zéro, montre quelques-uns des items en demande.

Benoit Leblanc, d'Itinérance zéro soutient que «le découragement des gens est palpable ».

Photo : Radio-Canada

Marc Provost, le directeur général du Centre Booth de l’Armée du Salut à Ottawa, a aussi remarqué une légère augmentation de fréquentation. Il espère toutefois que les températures reviendront à la normale au cours des prochains jours.

En attendant, l’organisme est mobilisé et incite les sans-abris à utiliser les services qui leur sont offerts. On sait où les gens [dans le besoin] sont, puis on retourne les voir régulièrement, résume M. Provost.

Plus de services

La halte-chaleur à la Soupe populaire de Hull reviendra cette année, mais sera jumelée au projet Hébergement hivernal supplémentaire.

En plus d’offrir un espace chauffé pendant la journée, il sera désormais possible de dormir à même les locaux de la Soupe populaire, la nuit.

Le directeur de l'organisme, Michel Kasongo, croit que cet ajout rejoindra une nouvelle clientèle. L’ouverture a été devancée au 2 décembre pour répondre à la demande.

Il y a des personnes qui ne viennent pas de jour, mais qui vont possiblement venir chercher de l’aide la nuit.

Michel Kasongo, directeur de la Soupe populaire de Hull

« Ça a été difficile »

L’hiver dernier a été particulièrement difficile, se rappelle M. Leblanc d'Itinérance zéro, tout en déplorant que des gens n'aient nulle part où aller par temps froid.

On a des règlements municipaux qui font en sorte que, ton chien, tu ne peux pas le laisser dehors à -20, mais là, on parle d’êtres humains qui vont dormir dans la rue, dit-il.

M. Leblanc croit qu’il y a un lien entre les inondations et les tornades qui ont frappé la région récemment et la pénurie du logement. Les catastrophes font plus de sinistrés et les sinistrés sont à risque de tomber dans l’itinérance, selon lui.

La directrice générale du Gîte Ami, Lise Paradis, ajoute que plusieurs sinistrés se sont rabattus sur les logements abordables, au détriment des personnes à faible revenu.

Tout comme l’an dernier, le Gîte Ami a dû dans les derniers jours refuser trois à six personnes par soir, affichant déjà complet, confie Mme Paradis.

Ce n’est pas évident pour les gens qui sont sur place de devoir refuser des gens.

Lise Paradis, directrice générale du Gîte Ami de Gatineau

Deux intervenants pour 60 personnes, ce n’est pas beaucoup, fait-elle valoir. C’est ce que notre budget nous permet d’avoir.

Avec les informations de Josée Guérin et de Jean-François Poudrier

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