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Saint-Georges forcée de verser « des voyages de terre » dans la rivière Chaudière

Le monticule dans la rivière Chaudière.

La Ville de Saint-Georges craint que le nouveau monticule empêche les glaces de bien s'écouler le printemps prochain.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Marc-Antoine Lavoie

Alors que plusieurs résidents et élus beaucerons proposent de creuser la rivière Chaudière pour éviter des inondations, le ministère de l’Environnement du Québec a plutôt obligé la Ville de Saint-Georges à « verser des voyages de terre » dans le cours d’eau.

Cette exigence du ministère vient du fait qu'en 2018, la Ville a retiré un monticule de terre et d’arbustes de la rivière pour faciliter les travaux de réfection du mur de soutènement au centre-ville.

Le maire y voyait du même coup une belle occasion de nettoyer ce secteur de la rivière pouvant nuire à la bonne circulation de la glace chaque printemps.

C'est ça qui a sauvé la ville. On n'a pas été inondé à Saint-Georges le printemps dernier à cause justement de la performance [de ce nouvel espace], affirme Claude Morin.

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Des travaux de 158 000 $

À sa grande surprise et celle des citoyens de Saint-Georges, le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec a demandé que le monticule soit reconstruit en juillet dernier.

Pour les poissons, il fallait respecter une certaine date. On nous a imposé de replanter les fleurs et les arbres, comme c'était dans le temps, s’offusque M. Morin soulignant que les travaux ont coûté près de 158 000 $.

Les citoyens pensaient que le maire voulait mettre ça beau. Ils me demandaient pourquoi je rajoutais de la terre. J'ai répondu qu’on n'a pas le choix. C'est une directive du ministère de l'Environnement, du bureau local de Sainte-Marie, précise-t-il.

Ça a pris plusieurs voyages de terre faire ça

Claude Morin

Déjà un problème

Le maire relate que lors de la dernière inondation automnale, des sédiments se sont accumulés sur cette dune. Il craint le pire pour le prochain printemps.

Ça a créé un monticule de pierres de près de 4 pieds de haut. Ça devient un obstacle encore plus important pour la prochaine débâcle, prévient Claude Morin.

Des sédiments se sont accumulés le long du monticule.

Des sédiments se sont accumulés le long du monticule.

Photo : Radio-Canada

La Ville est également dans l’obligation de maintenir ce jardin intact pendant au moins cinq ans. Les travaux devront donc être refaits si jamais la force des glaces en venait à défaire le nouveau monticule.

Une absurdité selon Claude Morin qui affirme qu’il ne faut pas ajouter des murs dans une rivière déjà très peu dénivelée. Le maire demande au ministère provincial de revenir sur sa décision.

C'est unanime au sein de tous les riverains de la rivière Chaudière. Il faut nettoyer la rivière.

Claude Morin, maire de Saint-Georges

Par courriel, le ministère de l’Environnement du Québec affirme que la Ville s'était engagée à remettre le secteur à l’état initial en végétalisant les zones perturbées afin de minimiser la perte d’habitat aquatique.

Cette remise à l’état n’incluait pas de remblai supplémentaire, mais bien la mise en place d’une mince couche de terre végétale et la plantation de végétaux pour favoriser la reprise de la végétation et ainsi redonner un caractère plus naturel au secteur et assurer le maintien de ses fonctions écologiques. Cette remise en état des zones végétalisées ne constitue pas une restriction à l’écoulement, ajoute-t-on.

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