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Le mouvement « Je crois en ma région » a déjà des détracteurs

Karine Trudel en entrevue.

Karine Trudel rejoint le mouvement «Je crois en ma région».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mise sur pied du mouvement « Je crois en ma région » a été annoncée mardi et, dès mercredi, les critiques fusaient de toutes parts.

Des réactions politiques

Ce rassemblement de promoteurs des grands projets industriels s’est notamment fait écorcher par le porte-parole régional de Québec solidaire, Luc-Antoine Cauchon.

Ce dernier en a contre le nom retenu pour le mouvement. Il soutient que le choix de cette appellation n’a pas manqué d’envoyer un signal pernicieux au grand public.

À son avis, ce message pourrait se résumer ainsi : si on ne croit pas aux grands projets, on est contre la région.

Par ailleurs, M. Cauchon n’a pas caché le fait qu’il était furieux de constater que des acteurs régionaux se mobilisaient pour mousser des entreprises comme GNL Québec, Arianne Phosphate et Métaux BlackRock.

Est-ce qu’elles ont vraiment besoin d’aide pour leur promotion? Je pense qu’elles peuvent très bien la faire elles-mêmes avec leurs propres moyens, a-t-il tonné.

Quant au député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, il a suggéré que le mouvement alimentait une dichotomie l’indisposant au plus haut point.

Cet élu faisait alors allusion à l’idée voulant qu’il faille tout miser pour développer l’économie et ne rien prévoir pour l’environnement.

Or, selon M. Gaudreault, il serait nettement préférable d’aller au-delà de cette division un peu simpliste et de travailler pour toute la région.

Un nom qui dérange

À l'instar de Luc-Antoine Cauchon, le professeur de marketing Damien Hallegatte de l’Université du Québec à Chicoutimi est inconfortable avec l'appellation retenue pour le nouveau mouvement.

Ce dernier a lancé que le nom est intellectuellement malhonnête.

D’après M. Hallegatte, il laisse sous-entendre que si on ne croit pas dans les grands projets, on ne croit pas dans la région.

Ce professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC est même allé plus loin. Alors qu'il était interviewé par Radio-Canada, il a affirmé que l’appellation choisie est carrément insultante pour ceux qui s’opposent aux grands projets.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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