•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fermeture de la fonderie de Belledune : onde de choc politique au Nouveau-Brunswick

La fonderie Brunswick à Belledune.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Radio-Canada

La décision de l'entreprise Glencore de fermer sa fonderie à Belledune entraîne de vives réactions dans le milieu politique au Nouveau-Brunswick.

Glencore Canada a annoncé par communiqué mercredi matin la fermeture de la fonderie d'ici la fin de l'année, ce qui entraînera la perte de 420 emplois.

Il n'est pas question de changer d'avis, selon le directeur des communications chez Glencore Canada, Alexis Segal. L’idée, ce n’est pas de sauver l’usine. L’idée, c’est de bien faire les choses et de bien traiter les 420 employés pour les aider à se relocaliser, a-t-il indiqué en entrevue.

C’est une décision difficile, mais qui est inévitable.

Alexis Segal, directeur des communications chez Glencore Canada

M. Segal précise que la décision a été prise lors du dernier cycle budgétaire en octobre.

On savait que le site n'était pas rentable. Au cours des trois dernières années, en moyenne, le site a perdu 30 millions à chaque année, a-t-il ajouté.

Il estime que, malgré tous les efforts de l'entreprise pour réduire les coûts, les revenus n’étaient tout simplement pas suffisants. Les revenus de la mine se sont effondrés au cours des dernières années, essentiellement à cause de la compétition internationale et, plus particulièrement, des nouvelles usines de plomb qui s'installent en Chine.

Les employés se verront offrir la préretraite, des indemnités de départ et des emplois dans d'autres usines, rapporte M. Segal.

Les politiciens ébranlés

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, craint l'impact de la fermeture sur d'autres entreprises de la région, dont le port de Belledune. Il appelle à la création d'un « comité d'ajustement » comme celui mis sur pied lors de la fermeture de la mine Brunswick.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Quelques heures après avoir appris la nouvelle, il indique que son équipe est à la recherche d’informations pour bien évaluer les répercussions et pour mettre des mesures d’ajustement, avec le gouvernement, pour amoindrir ces répercussions-là.

Il n’est pas le seul à craindre les conséquences de cette fermeture sur la vie des travailleurs et sur la région Chaleur.

Le député vert de la circonscription de Kent-Nord, Kevin Arseneau, s’est dit attristé par la nouvelle. Le politicien, qui est originaire de cette région de la province, craint pour l’avenir de plusieurs connaissances.

C’est certainement extrêmement triste pour la région. Je suis originaire de cette région et j’y ai encore beaucoup d’amis et de la famille qui travaillent à cette fonderie-là, raconte-t-il.

Kevin Arseneau dans son bureau.

Le député Kevin Arseneau, du Parti vert

Photo : Radio-Canada

Donc, c’est extrêmement triste. J’espère qu’il y aura des mesures pour aider les travailleurs à faire la transition vers quelque chose de nouveau.

Un programme de transition

Le chef du Parti vert, David Coon, abonde dans le sens du député Arseneau. Il estime que le gouvernement doit mettre en place un programme de transition pour aider les employés dans leur recherche d'un nouvel emploi, et ce, dans un délai raisonnable.

David Coon, vu de profil, accorde une entrevue.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

C’est nécessaire d’établir une commission pour la région Chaleur, croit-il.

De discuter avec les citoyens, les maires, avec la communauté. Le potentiel de la mise en oeuvre d’une nouvelle économie dans la région Chaleur [...] et il est essentiel d’avoir le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le gouvernement fédéral qui participent.

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, mentionne en entrevue que les responsables gouvernementaux ont discuté, mercredi, de la mise en place d’un tel programme de transition.

Kevin Vickers à l'extérieur.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

On nous a dit qu’on allait faire tout ce qui est nécessaire afin de faire une transition pour ces employés. Mais bon, quand même… Surtout avant Noël, c’est une chose vraiment triste, dit Kevin Vickers.

Le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, dit qu'il s'est entretenu avec le maire de Belledune pour lui faire part du fait que le gouvernement est prêt à lui donner son entière collaboration. Mais pour l'instant, M. Gauvin, affirme qu'il est trop tôt pour proposer des solutions concrètes.

Robert Gauvin, vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, en entrevue.

Robert Gauvin, vice-premier ministre

Photo : Radio-Canada

La fonderie de Belledune existe depuis 1966. Selon la direction de Glencore, le processus qui mènera à sa fermeture commencera immédiatement et l'usine aura cessé ses activités à la fin de l'année.

L'entreprise pourrait conserver un petit nombre d'employés, au cours des prochains mois, pour la surveillance des lieux et le traitement de l'eau, jusqu'à la fermeture définitive.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Emploi