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D'autres enquêtes pourraient être fermées, dit le patron de l'UPAC

Le nouveau commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Frédérick Gaudreau, a présenté mercredi le rapport annuel de l'organisation.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roussel

Radio-Canada

Le commissaire à la lutte contre la corruption, Frédérick Gaudreau, n’a pas voulu donner davantage d’explications sur les raisons qui ont mené à l’abandon de l’enquête Justesse par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), évoquant mercredi qu’il n’était pas exclu que d’autres enquêtes subissent le même sort.

En compagnie de Benoît Pinet, directeur de la stratégie et du développement, et d’Éric René, commissaire associé aux vérifications, M. Gaudreau a fait le bilan de l’UPAC pour 2018-2019. Pressé d’expliquer pourquoi l’enquête portant sur les présumées malversations à la Société immobilière du Québec (SIQ) avait été abandonnée, le patron de l’UPAC a rejeté idée qu'il s'agissait d'un échec, en réponse aux questions sur le sujet.

Je ne suis pas convaincu que nos enquêteurs qui ont travaillé pendant des années sur ce dossier-là soient très heureux de cette conclusion, a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’ils avaient mis les efforts nécessaires.

M. Gaudreau a tout de même reconnu que les enquêteurs auraient souhaité un autre dénouement. Il s'engage ainsi à ce que, à l'avenir, les dossiers qu'on soumet au Directeur des poursuites criminelles et pénales soient des dossiers de qualité, qui passeront le test des tribunaux.

En entrevue à l’émission En direct avec Patrice Roy, M. Gaudreau a notamment évoqué l'évolution du droit pour expliquer la fermeture d'enquêtes. Il y a 10 ou 15 ans, on avait les balbutiements de perquisitions de nature informatique. Il était légitime de perquisitionner à des endroits, de saisir des contenus informatiques, de les analyser et de les produire devant les tribunaux, a-t-il expliqué.

En 2019, il y a plusieurs arrêts de la cour, même de la Cour suprême, qui viennent encadrer notre travail, qui disent qu’un ordinateur est un lieu extrêmement privé. Il peut y avoir du privilège dans cet ordinateur-là, vous n’avez pas les mêmes paramètres pour perquisitionner une telle quantité d’informations.

UPAC: entrevue avec Frédérick Gaudreau

Le commissaire Gaudreau, qui est à la tête de l’Unité depuis le début d'octobre, a répété qu’il avait promis plus de transparence quant au processus de révision des enquêtes à l’UPAC. Tenu à un devoir de confidentialité, il a simplement indiqué qu’il s’était engagé à revoir tous les dossiers et que cette démarche était toujours en cours.

On doit se gouverner différemment, c’est pour ça que j’ai décidé d’un audit de nos dossiers qui étaient en cours d’enquête. Et d’en arriver à cette conclusion.

Frédérick Gaudreau, commissaire de l'UPAC

Il a ainsi précisé qu'il était possible que d'autres enquêtes soient fermées à leur tour. Talonné sur les délais dans l'enquête Mâchurer, qui porte sur le financement du Parti libéral du Québec, sur l'ex-premier ministre Jean Charest et sur son grand argentier de l'époque, l'entrepreneur Marc Bibeau, M. Gaudreau a simplement répondu qu'il ne commentait pas les enquêtes en cours.

M. Gaudreau a par ailleurs dit souhaiter recruter des policiers qui ne proviennent pas du cursus traditionnel. Il a évoqué notamment des personnes spécialisées dans les contrats publics, qui seraient d’une grande utilité pour l’UPAC.

Il a également souligné une diminution de moitié des signalements en cinq ans, une situation préoccupante, selon lui.

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