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Trump rappelle à Erdogan son hostilité à l'achat d'un système de défense russe S-400

Le président américain Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Le président américain Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors de leur conférence de presse à Washington.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Reuters

Le président américain Donald Trump a pressé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de renoncer à l'acquisition d'un système de défense russe S-400, la décrivant comme très problématique. Il a ajouté espérer que les États-Unis et la Turquie - alliés au sein de l'OTAN - seront capables de résoudre ce différend.

À l'issue d'une rencontre très attendue à la Maison-Blanche dans un climat de tensions entre Washington et Ankara, Donald Trump a dit être un grand fan du président turc et avoir eu avec celui-ci un entretien magnifique et productif.

Mais aucun des deux chefs d'État n'a été en mesure d'expliquer de manière concrète les voies envisagées pour résoudre leurs différends sur un éventail de questions - dont la Syrie et l'achat par la Turquie d'un système de défense russe S-400.

L'acquisition par la Turquie d'équipements militaires russes sophistiqués, comme le S-400, nous pose problème et nous en parlons constamment, a déclaré M. Trump.

Nous en avons parlé aujourd'hui, nous en parlerons à l'avenir, j'espère que nous pourrons trouver une solution, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse commune avec M. Erdogan.

Quelques minutes plus tard, la Maison-Blanche a publié un communiqué soulignant qu'il était vital de résoudre cette question dans le but d'effectuer des avancées sur d'autres fronts.

M. Erdogan a dit que les deux pays pourraient trouver une issue seulement par le dialogue. Nous avons accepté d'ouvrir une nouvelle page de notre relation, a-t-il dit.

L'armée turque a lancé le 9 octobre une offensive dans le nord-est de la Syrie pour en chasser les miliciens kurdes soutenus par les États-Unis qui ont joué un rôle décisif dans la lutte contre les djihadistes de l'État islamique. Le gouvernement turc a par ailleurs fait récemment l'acquisition d'un système de défense antimissile russe S-400 que les États-Unis jugent incompatible avec les dispositifs de l'OTAN.

Malgré des tensions sur ces sujets, M. Trump a reçu chaleureusement M. Erdogan à la Maison-Blanche.

Nous sommes amis de longue date, presque depuis le premier jour. Nous comprenons nos pays respectifs. Nous savons d'où nous venons, a dit le président américain avant leur entretien dans le bureau ovale.

Ils sont très respectés dans leur pays et dans la région, a-t-il poursuivi, désignant M. Erdogan et son épouse Emine.

En conférence de presse, M. Erdogan s'est montré critique envers le Congrès américain, en particulier la Chambre des représentants contrôlée par l'opposition démocrate, qui a voté le mois dernier une résolution reconnaissant le génocide arménien - un vote symbolique qu'Ankara a dénoncé.

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