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Climat et restauration des sites miniers dans le programme de recherche UQAT-Polytechnique

Denis Martel parle au lutrin devant un écran projecteur.

Denis Martel, recteur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, à l'annonce du renouvellement de l'Institut de recherche en environnement minier.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Lise Millette

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Polytechnique Montréal et six entreprises minières ont confirmé le renouvellement de leur partenariat jusqu'en 2026 ans afin de poursuivre des travaux de recherche à partir de sites miniers de l'Abitibi-Témiscamingue.

Pour une institution d'enseignement comme Polytechnique, ce partenariat avec l'UQAT représente un véritable laboratoire in situ.

Pour nous, avoir accès depuis Polytechnique à de véritables sites miniers, c'est très important. L'UQAT a des expertises, et Polytechnique a des expertises complémentaires, et nous avons tous un magnifique terrain de jeux avec six sociétés minières qui nous ouvrent les portes de leurs installations. Pour nous, c'est fabuleux, a commenté Philippe A. Tanguy, directeur général de Polytechnique Montréal.

Philippe A. Tanguy parle au lutrin sur une scène.

Philippe A. Tanguy, directeur général de la Polytechnique, s'est réjoui du renouvellement de l'Institut de recherche en environnement minier en collaboration avec l'UQAT et la Polytechnique.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Lieu idéal pour la recherche

Le recteur de l'UQAT, Denis Martel, a souligné qu'en matière de financement privé, un partenariat de sept ans fait figure d'exception. Selon lui, cela procure à l’Institut de recherche en mines et environnement (IRME) UQAT-Polytechnique une stabilité et une légitimité indéniables sur la scène internationale.

La filière minérale au Québec, c'est en Abitibi-Témiscamingue que ça se passe.

Le recteur de l'UQAT, Denis Martel

C'est un partenariat qui donne beaucoup de crédibilité à ce que l'on fait et être en lien très fort avec des entreprises ça attire des cerveaux de partout dans le monde. Il y a une reconnaissance internationale qui se fait, et des étudiants d'un peu partout font le choix de venir à l'UQAT, mentionne le recteur, qui estime que ce partenariat unique au monde pourrait inspirer d'autres établissements d'enseignement.

La proximité de sites miniers actifs, à la fois à ciel ouvert et souterrains, ainsi que la présence gisements variés dans le sous-sol de la région ajoutent au potentiel des recherches réalisées par les étudiants des cycles supérieurs qui prennent part aux études proposées.

Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'exploitation minière ailleurs, mais la filière dans son ensemble, de l'exploration à la deuxième et troisième transformation, les experts professionnels, tout ça est en Abitibi-Témiscamingue. Le meilleur endroit pour développer des expertises et des contacts : c'est ici, insiste Denis Martel.

Climat et restauration des sites

Les minières Mines Agnico Eagle, Mine Canadian Malartic, IAMGOLD Corporation, Mine Raglan, Newmont Goldcorp – Éléonore et Rio Tinto Fer et Titane investiront 11,2 M $ en recherche pour la période 2020-2026. Ces investissements serviront à financer certains projets de recherche, notamment sur la restauration des sites miniers.

Il y a un besoin pour trouver des solutions pour permettre aux compagnies de léguer un site dans un état qui ne cause pas de tort à l'environnement.

Bruno Bussière, professeur titulaire de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT

La restauration minière, c'est une obligation légale pour les entreprises minières. Il y a beaucoup de rejets qui sont générés, qui peuvent générer des contaminants a expliqué Bruno Bussière, professeur titulaire de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT sur la restauration des sites miniers.

Bruno Bussière et Thomas Pabst parlent au lutrin.

Bruno Bussière, professeur titulaire de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT, et Thomas Pabst, professeur à Polytechnique Montréal, ont souligné l'importance de la collaboration entre les entreprises et l'Institut de recherche.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Les résultats sont présentés ailleurs dans le monde, ce qui se traduit par un partenariat gagnant-gagnant entre les entreprises et la science, précise M. Bussière.

Ces technologies développées sont utilisées ailleurs sur la planète. Pour l'entreprise, on donne une information utile et pour nous, ça permet de faire avancer les connaissances et faire avancer la science, complète Bruno Bussière.

Les changements climatiques sont aussi dans la mire des chercheurs. À ce chapitre, il s'agit d'une continuité avec la Phase 1 de l'IRMEUQAT-Polytechnique, comme le précise Thomas Pabst, professeur à Polytechnique Montréal.

Dans la phase un nous avons identifié des problèmes et développé des méthodologies et on veut maintenant voir les solutions à mettre en place pour des changements plus résilients qui répondent mieux aux modifications qui vont apparaître dans les prochaines années. On va se concentrer d'abord sur le Grand Nord, qui est le plus susceptible de connaître des modifications importantes dans les prochaines années. On va également se concentrer sur le reste du Québec pour la partie restauration et protection des eaux de surface, explique Thomas Pabst.

Pour le premier partenariat de 2013 à 2019, un peu plus de 75 étudiants ont pu obtenir un diplôme de maîtrise ou de doctorat.

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Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais