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Culture du maïs en Estrie : l’hiver précoce plombe une année déjà « désastreuse »

Du maïs destiné à nourrir les animaux est en attente d'être récolté dans un champ.

Du maïs ensilage en attente d'être récolté.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La tempête de mardi, qui a engendré des accumulations de neige allant jusqu’à 40 cm en Estrie, fait mal à de nombreux agriculteurs de la région. L'année 2019 s’annonce « désastreuse » pour la récolte de maïs.

Il faut dire les choses comme elles sont. Ça va être désastreux. Les récoltes de céréales ont été pénibles cette année, et ça va être la même chose pour le maïs, déplore Stéphane Vaillancourt, président des Producteurs de grains de l'Estrie au micro de l’émission Par ici l’info.

Pour M. Vaillancourt, la grosse bordée de neige de mardi fait suite à d’autres phénomènes météorologiques qui ont affaibli les récoltes cette année, à savoir les pluies records du mois de mai, le manque d’eau du mois d’août et les vents violents qui ont fait des ravages la veille d’Halloween.

Ça fait plus de 20 ans que je travaille dans la production de grandes cultures et j’ai rarement vu toute une année difficile comme ça.

Stéphane Vaillancourt, président des Producteurs de grains de l'Estrie

C’est à l’image de l’année 2019. Les conditions d’ensemencement étaient exécrables, explique-t-il. Et là, pour couronner le tout, on a le poids de la neige qui finit par casser les cotons de maïs. Des épis se retrouvent par terre. On a des pertes, continue Stéphane Vaillancourt.

D’après M. Vaillancourt, lors d’un automne normal, la récolte de maïs se fait au mois de novembre. Habituellement, on a du 3 ou 4 cm. Le poids ne va pas abîmer les plants. Mais avec du 25, 30, voire 40 cm, on est ailleurs, regrette-t-il.

La récolte n'a pas encore été faite dans beaucoup de champs de la région, rappelle M. Vaillancourt. Il y aura des redoux la semaine prochaine. C’est sûr que ça va être le temps pour les producteurs de [récolter] à la vitesse grand V et de se dépêcher de ramasser ce qui reste. Sinon, si on n’est pas capables de récolter, ça va être pour les chevreuils, conclut-il.

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