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Recrutement en santé : la ministre McCann se fait rassurante

Urgence d'un hôpital (archives).

Plus de 21 000 postes seront à pourvoir dans les établissements de santé de la Capitale-Nationale d'ici 5 ans (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre de la Santé assure que tout est fait pour résorber l'importante pénurie de personnel dans le réseau de la santé.

Mardi, Radio-Canada révélait que plus de 21 000 embauches seront nécessaires pour répondre aux besoins dans la grande région de Québec au cours des cinq prochaines années.

Nos établissements sont très conscients. C'est leur plus grand défi, et on travaille avec eux pour qu'évidemment on soit au rendez-vous pour l'offre de services, a déclaré Danielle McCann, mercredi.

Refusant de se prononcer sur l'ampleur des embauches à effectuer, la ministre de la Santé estime qu'il faut miser sur l'amélioration des conditions de travail, sur l'immigration et également sur les nouvelles technologies.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

La ministre de la Santé, Danielle McCann

Photo : Radio-Canada

On est justement à faire des exercices de planification de main-d'oeuvre, et je pense que la Capitale-Nationale comme tous les établissements du réseau sont à pied d'oeuvre pour embaucher le plus possible de personnes pour voir à l'offre de services.

Danielle McCann, ministre de la Santé

Oui, mais...

Il en part plus qu'on en recrute. Des gens qui quittent plus tôt pour la retraite, des gens qui changent d'emploi, explique Patricia Lajoie, présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale pour expliquer la situation actuelle.

On va lancer le message positif quand il sera positif, c'est juste qu'il faut dire la vérité aux gens, insiste-t-elle.

Mais la pénurie de main-d'oeuvre fait maintenant consensus entre les employés et les employeurs du réseau, se réjouit-elle. Après l'acceptation du problème, il faut encore patienter pour que les remèdes fassent effet.

Les postes [à temps complet] ont commencé à se faire offrir, mais les travaux sont au tout début. Pour l'instant, on ne le ressent pas, affirme Mme Lajoie.

Patricia Lajoie, présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale lors d'une entrevue.

Patricia Lajoie, présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada

Tant qu'il y a autant de temps supplémentaire, du non-remplacement, que les conditions restent difficiles, comme les gens s'épuisent au travail, il y a moins de gens qui veulent être à temps complet.

Patricia Lajoie, présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale

Il faut également considérer d'autres avenues, juge la représentante syndicale, notamment par des interruptions de service quand les effectifs font défaut. L'idée selon laquelle il est possible de faire plus avec moins ne tient pas le coup face au test de la réalité, ajoute-t-elle.

Ce n'est pas vrai que, si j'ai moins d'effectifs, je peux donner les mêmes soins ou qu'il faut travailler de la même manière, conclut Patricia Lajoie.

Avec les informations de Guylaine Bussiere

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