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L'euthanasie animale à la maison de plus en plus populaire en Estrie

Un chat se fait caresser sur le dessus de la tête.

L’euthanasie des animaux de compagnie à domicile est de plus en plus répandue en Estrie.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’euthanasie des animaux de compagnie à domicile est de plus en plus répandue au Québec. En Estrie, la pratique gagne en popularité.

La pratique de l’euthanasie à domicile n’est pas nouvelle en soi. Certains vétérinaires qui travaillent en clinique à temps plein se déplacent à l’occasion chez les propriétaires qui ne peuvent pas se déplacer, rappelle le vétérinaire Younès Kadiri.

Mais à la différence de ses collègues qui font ces déplacements ponctuels, M. Kadiri pratique l’euthanasie à domicile par le biais du service Vetadom, principalement des chiens et des chats.

On humanise de plus en plus nos animaux de compagnie. Ils sont devenus un membre de la famille à part entière.

Younès Kadiri, vétérinaire au service à domicile Vetadom.

En Estrie, il y avait un besoin pour les soins vétérinaires à domicile. La demande est de plus en plus forte. On reçoit de plus en plus d’appels pour offrir ces soins-là, rappelle le vétérinaire qui pratique également à la clinique Anima-Plus de Sherbrooke.

Il y a des gens qui ont du mal à se déplacer ou qui se déplacent en taxi. D’autres ne peuvent pas conduire ou n’ont pas de véhicule, continue Younès Kadiri. Sans oublier que le transport peut aussi représenter un stress pour l’animal.

Se déplacer chez les propriétaires pour y pratiquer l’euthanasie dans le confort de leurs résidences représente donc une possibilité intéressante autant pour l’animal que pour le propriétaire.

Une procédure rigoureuse

La procédure pour bénéficier de ce service est rigoureuse, souligne Younès Kadiri.

Une première évaluation est faite par téléphone. On pose des questions sur l’état de santé de l’animal et on essaie de savoir les raisons pour lesquelles les propriétaires veulent avoir recours à l’euthanasie, continue-t-il.

Souvent aussi, on laisse les propriétaires faire leur deuil avant de procéder à l’euthanasie à la maison.

Younès Kadiri, vétérinaire au service à domicile Vetadom.

Lorsque le vétérinaire se déplace, il fait une autre évaluation, car l’euthanasie doit toujours être justifiée, selon lui. On ne peut pas euthanasier un animal en santé. Si c’est un animal malade et âgé, souvent avec des maladies chroniques, il faut qu’il y ait des raisons. Ensuite, on procède à l’euthanasie à la maison.

On parle beaucoup des animaux, mais c’est une épreuve difficile pour les propriétaires d’animaux. Moi je crois que c’est un cadeau qu’on fait à son animal de compagnie parce que ça se passe dans le confort de la maison.

Younès Kadiri.

Le vétérinaire a déjà eu à refuser des euthanasies qui, selon lui, n’étaient pas justifiées. Dans ces cas-là, il essaie de trouver des alternatives comme faire adopter l’animal ou de convaincre le propriétaire de le garder et de trouver des soins adéquats.

Mais derrière tout ça, il peut y avoir la question du budget. Les soins vétérinaires, ce n’est pas tout le monde qui peut les payer, souligne-t-il.

Au niveau du coût, le prix d’une l’euthanasie à domicile, peut s’échelonner entre 150 et 300 $. En clinique, les prix peuvent varier d’un établissement à l’autre.

En ce qui concerne la dépouille, en Estrie, la majorité des juridictions autorisent l’enterrement de la dépouille sur le terrain privé du propriétaire, précise M. Kadiri. Ou sinon, le vétérinaire s’occupe de la dépouille de l’animal qui sera acheminée à un organisme spécialisé dans la crémation de dépouilles d’animaux.

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