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Une étudiante menottée sur le campus après avoir exprimé des pensées suicidaires

Photo des mains menottées de l'étudiante.

Une étudiante de l'Université de Toronto dit avoir été menottée après avoir exprimé des pensées suicidaires.

Photo : CBC/Anita Mozaffari

Radio-Canada

Une étudiante du baccalauréat au campus de Mississauga de l'Université de Toronto affirme avoir été menottée après avoir demandé de l'aide relativement à des pensées suicidaires au centre de soutien psychologique du campus.

Des agents de sécurité du campus l'auraient escortée, menottée, jusqu'à l'hôpital.

L'étudiante de troisième année raconte qu'elle s'est sentie comme une criminelle.

C'est comme si j'étais coupable de demander de l'aide.

Étudiante

CBC/Radio-Canada a accepté de taire son identité pour des raisons de santé et de sécurité.

Tout a commencé lorsque l'étudiante s'est présentée le 2 octobre dernier au centre d'aide du campus pour voir un psychiatre, raconte son amie Anita Mozaffari, qui l'accompagnait.

On leur aurait répondu qu'il pourrait s'écouler des mois avant qu'elle puisse avoir un rendez-vous. Ce n'est pas le genre de chose qu'on devrait dire à quelqu'un qui est suicidaire, affirme Mme Mozaffari. Mon amie s'est mise à pleurer et était très désemparée.

Le centre leur a dit qu'elle devait d'abord rencontrer une infirmière spécialisée en santé mentale, mais comme elle n'était pas là, une autre infirmière a discuté avec elle, selon Mme Mozaffari.

Cette dernière lui aurait conseillé de passer la nuit chez son amie et de rencontrer les agents du campus, comme le veut le protocole de l'établissement.

Lorsque les agents ont entendu la jeune femme mentionner un endroit où elle envisageait de s'enlever la vie, ils lui ont dit qu'ils devaient l'arrêter pour l'amener à l'hôpital, affirme l'étudiante.

Ils m'ont dit de me lever et de me tourner [pour me passer les menottes]. À ce moment-là, je me suis mise à paniquer, dit-elle. Cette dernière a commencé à souffrir d'hyperventilation et a vomi à l'intérieur du véhicule des agents du campus, selon Mme Mozaffari.

Ce n'est qu'à l'hôpital que les agents lui auraient finalement retiré les menottes. L'étudiante a passé la nuit à l'hôpital, où on lui a prescrit des médicaments.

Où obtenir de l'aide?

Pour la sécurité de l'étudiant

L'Université de Toronto dit ne pas pouvoir commenter des cas spécifiques, mais affirme que sa priorité est la sécurité et le bien-être des étudiants.

La police du campus se doit d'intervenir lorsqu'un étudiant a exprimé des pensées suicidaires et refuse de se rendre à l'hôpital, ajoute l'établissement.

Dans de tels cas, nous avons la responsabilité d'assurer la sécurité de l'étudiant, indique l'Université dans une déclaration écrite.

L'établissement ajoute néanmoins qu'il passera en revue son protocole pour s'assurer qu'il se conforme à celui des corps policiers locaux.

Après le suicide d'un étudiant en septembre, Ashwini Selvakumaran et une autre étudiante de l'Université de Toronto ont formé le groupe de sensibilisation UofThrive et pressent l'établissement de réduire les temps d'attente pour les services de santé mentale.

Mme Selvakumaran a été choquée par ce qu'elle a entendu d'Anita Mozaffari et de son amie. On veut vraiment faire quelque chose pour qu'aucun autre étudiant ne vive une expérience pareille, dit-elle.

Avec les informations de CBC News

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