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Formation sur la chasse au phoque

Formation sur la chasse au phoque.

Formation sur la chasse au phoque

Photo : Radio-Canada / Bruno

Radio-Canada

Le Comité sectoriel de main-d'oeuvre des pêches maritimes offre une formation au cours de laquelle les étudiants peuvent apprendre à chasser le phoque, mais aussi à le dépecer.

Ces ateliers, qui ont lieu à Gesgapegiag, à Gespeg et à Rimouski, sont de plus en plus populaires.

La coordonnatrice de la formation, Geneviève Gélinas, explique que cette formation sur mesure permet de chasser le phoque à des fins de subsistance ou, le cas échéant, dans un objectif commercial.

Pour elle, il s’agit d’une formation intéressante dans un contexte où la demande est de plus en plus importante. Le marché de la fourrure que les chasseurs d’expérience sont habitués d’approvisionner, est en baisse. Ce qui est en hausse, c’est le marché de la viande et des peaux lardées pour faire des huiles raffinées riches en oméga 3 et ce marché-là, les chasseurs ne sont pas encore habitués de l’approvisionner. Alors, ça prend des règles de salubrité et d’hygiène qui sont particulièrement sévères.

Réjean Vigneau est copropriétaire de la boucherie Côte à côte, à Cap-aux-Meules. Il prépare des saucissons de loups-marins.

Réjean Vigneau est copropriétaire de la boucherie Côte à côte, à Cap-aux-Meules.

Photo : Radio-Canada / Elisa Serret

Les apprentis chasseurs suivent une formation rigoureuse, explique le formateur Réjean Vigneau. On est beaucoup plus efficaces à pratiquer cette chasse que n’importe quelle chasse sportive ou commerciale.

Le Madelinot, qui pratique la chasse aux phoques depuis 40 ans, profite de l’occasion pour démystifier l'activité, un sujet encore tabou, surtout chez les Européens.

Il rappelle que la surpopulation du phoque gris menace certaines espèces de poissons, tout comme le rétablissement des stocks de morue. Selon M. Vigneau, la chasse vient, en quelque sorte, rétablir un équilibre dans le Saint-Laurent.

Celui qui est aussi propriétaire d’une boucherie aux Îles-de-la-Madeleine explique aux étudiants comment récupérer et réutiliser la viande, la peau et la fourrure.

On utilise son poil, son cuir, son gras, sa viande et ses organes. De plus en plus pour la pêche, on utilise les restes.

Réjean Vigneau soutient qu’il est possible de valoriser jusqu’à 80 % de l’animal lorsqu’il est bien apprêté.

D'après les informations de Bruno Lelièvre

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