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Séduire les travailleurs pour combattre la pénurie de main-d'oeuvre

Plus de 250 entreprises et organismes réunis dans une salle.

Des représentants de plus de 250 entreprises et organismes se sont réunis à Moncton pour réfléchir aux défis du recrutement de la main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Louis-Philippe Leblanc

Le Nouveau-Brunswick aura besoin de 7000 à 10 000 travailleurs supplémentaires d'ici 3 ans. Une situation qui s'explique surtout par la situation démographique de la province, où le vieillissement de la population est prononcé.

La Chambre de commence pour le Grand Moncton et la Corporation de développement économique 3+ ont organisé un sommet sur la main-d'oeuvre pour mobiliser entreprises et organismes.

Selon Luc Pellerin, directeur de centre de conseil à la Banque RBC à Moncton, le recrutement est plus difficile depuis 10 ans. Et avec 23 % des travailleurs néo-brunswickois qui sont âgés de 55 ans et plus, le statu quo est devenu intenable selon lui.

C'est un problème [auquel] on fait tous face. Il faut changer nos manières de penser. Il faut innover.

Luc Pellerin de la banque RBC à Moncton

Luc Pellerin de la banque RBC à Moncton qui compte environ 650 employés dans la région.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Depuis 2012, le nombre de travailleurs est resté stable dans la province uniquement grâce à l'arrivée d'immigrants. Six mille immigrants se sont ajoutés au marché de l'emploi alors que le nombre de travailleurs nés au Canada a diminué de 14 000 personnes.

Alex LeBlanc, directeur général du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, croit que pour retenir les travailleurs issus de l'immigration, il faut faire plus que leur donner un emploi.

Parce qu'ils ne voient pas une représentation de leur culture dans nos écoles, dans nos entreprises, dans le gouvernement, dans les postes d'élus, ça va être plus difficile [pour eux] de voir un futur ici.

Des millénariaux exigeants

Au défi du vieillissement de la main-d'oeuvre s'ajoute celui des valeurs particulières des jeunes travailleurs. Ces jeunes de la génération du millénaire ont grandi branchés sur le monde, avec Internet et les téléphones portables, et sont très exigeants par rapport à ce que le marché du travail doit leur apporter.

Robyn Tingley en a longuement parlé avec les participants du sommet Main-d'oeuvre 20/20. Elle a fondé GlassSKY, une entreprise qui aide les entreprises à avoir plus de diversité dans leurs rangs. Elle croit que les entreprises doivent sérieusement réfléchir à la manière de se rendre attrayantes auprès des millénariaux.

Robyn Tingley est présidente de SKYglass et a écrit le livre: 10 Essential for motivated millenial.

Robyn Tingley est présidente de SKYglass et a écrit le livre 10 Essentials for the for Motivated Millenial.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Robyn Tingley affirme que la population en général a un rôle à jouer dans la rétention de la main-d'oeuvre au Nouveau-Brunswick. Après avoir quitté la province pour de nombreuses années, elle a été frappée à son retour par le pessimisme de ceux qu'elle croisait.

C'était vraiment surprenant comment les gens ici étaient négatifs à propos de l'économie.

Sans vouloir minimiser l'importance des défis auxquels fait face la province, elle pense que les Néo-Brunswickois doivent devenir de meilleurs ambassadeurs pour recruter et retenir les travailleurs.

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