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La remise en question de la science inquiète au Forum québécois en sciences de la mer

Des panélistes débattent lors du Forum québécois en sciences de la mer de Rimouski.

Les panélistes débattent lors du Forum québécois en sciences de la mer de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Alexandre Courtemanche

Environ 300 participants au Forum québécois en sciences de la mer, qui se déroule à Rimouski du 11 au 13 novembre, ont abordé le délicat phénomène de la contestation de la science.

Devant ce qui semble être un mouvement relativement nouveau, galvanisé par l'effet amplificateur des réseaux sociaux, un groupe de panélistes a proposé quelques pistes de solution pour que les représentants de la science puissent regagner leur crédibilité au sein des débats publics.

C'est un étudiant à la maîtrise en océanographie de l'ISMER, David Ouellet, qui a lancé le débat. Il y a des gens qui se demandent : "Est-ce que je dois me sentir mal d'exister?" C'est l'escalade d'une culpabilité qui n'a pas lieu d'être. On demande aux gens de se remettre en question, a-t-il lancé aux panélistes.

Platistes (ceux qui croient que la terre est plate), climatosceptiques, mouvement antivaccins, et autres conspirationnistes bénéficient d'un pouvoir de séduction important, grâce entre autres aux algorithmes de recherche des grandes plateformes numériques comme YouTube.

L'effet de loupe que l'on retrouve dans la sphère numérique constitue une menace pour la confiance du public envers la science, constatent les intervenants du Forum.

Des participants au Forum québécois en sciences de la mer écoutent une présentation.

Les participants au Forum québécois en sciences de la mer, attentifs à une présentation

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Il se pourrait aussi, selon les scientifiques, que l'urgence d'agir que commande la science, par exemple sur la question des changements climatiques, puisse bousculer certaines personnes, expliquant ainsi le rejet de ce qui fait autrement consensus dans les établissements de recherche.

On va toujours devoir lutter. Avec les réseaux sociaux, c'est une réalité à l'ère numérique. On va devoir lutter contre une montée de l'opinion qui prévaut sur les faits.

David Ouellet, étudiant de l'ISMER

Quelques propositions pour faire face au phénomène

Trois pistes de solution ont été proposées par les chercheurs.

D'abord, les chercheurs doivent produire des recherches de grande qualité. Au-delà d'une recherche soutenue par une démarche crédible et fondée, ils doivent avoir le courage de défendre « bec et ongles » le résultat de leurs recherches scientifiques. Et défendre des idées qui sont contestées sur la place publique, même si cela peut déplaire.

Des participants au Forum québécois en sciences de la mer regardent une présentation.

Des participants au Forum québécois en sciences de la mer regardent une présentation

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La façon de changer les choses, c'est de s'introduire dans le système. C'est d'aller s'impliquer sur des comités. D'avoir des emplois au sein du gouvernement, au sein de différents comités décisionnels. De s'élever du côté politique. D'utiliser son sens politique pour influencer de la bonne manière des décisions qui sont prises.

David Courtemanche, directeur général du centre de recherche Merinov

Le Forum québécois en sciences de la mer réunit des experts du secteur maritime ainsi que des chercheurs universitaires de tous les horizons. Entre autres y participent sept universités québécoises, Technopole maritime du Québec, Merinov et le Conseil national de recherches du Canada.

Le Forum se poursuit mercredi toute la journée.

Avec les informations de Denis Leduc

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