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Certains conseils scolaires francophones ont besoin de classes modulaires

Une classe modulaire meublée pour recevoir ses premiers élèves.

Le gouvernement va examiner les demandes des conseils scolaires au cas par cas (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Émilie Vast

Les conseils scolaires de l'Alberta avaient jusqu’à mardi pour faire parvenir au gouvernement provincial leurs demandes de classes modulaires. Les conseils scolaires francophones en réclament huit au total pour faire face à l'augmentation du nombre d'élèves.

Le Conseil scolaire Centre-Nord est celui qui a besoin du plus grand nombre de classes modulaires. Pour l’année prochaine, il en demande sept en tout au gouvernement provincial : cinq nouvelles et deux qui serviront à remplacer d’anciennes unités.

Les classes modulaires sont des annexes temporaires utilisées généralement lors de travaux dans les bâtiments principaux ou lorsque les écoles manquent d’espace.

C’est le cas du Conseil scolaire Centre-Nord. Son directeur général, Robert Lessard, explique que son nombre d’élèves a augmenté de 5 %. Ça demande quand même d'être capable de fournir les espaces nécessaires pour assurer l'apprentissage de tous ces beaux élèves là qui nous arrivent,  souligne-t-il. 

C’est un beau problème à avoir.

Robert Lessard, directeur général de Conseil scolaire Centre-Nord

Avantages et inconvénients

C’est une solution assez rapide, ajoute M. Lessard. On peut installer des classes modulaires durant l’été et les avoir prêtes pour la rentrée scolaire. [...] Il y a aussi l'avantage de la mobilité de ces unités portatives. Si on est dans une situation où il n’y a plus de besoins dans une communauté, on peut les déplacer ailleurs.

Toutefois, les classes modulaires ne sont pas une solution idéale, tient à rappeler la présidente de la Fédération des parents francophones de l'Alberta, Gillian Anderson.

Dans un monde parfait, on aurait des espaces comme il faut [...] mais c’est mieux d’avoir des classes modulaires que des classes [installées] dans la salle des profs, lance-t-elle. 

Le Conseil scolaire FrancoSud, lui, a demandé une classe modulaire au gouvernement pour l’école Notre-Dame des Vallées, à Cochrane. Cette dernière accueille actuellement des élèves de la maternelle à la 8e année. Une nouvelle classe modulaire lui permettrait d’enseigner jusqu’à la 9e année.

Le Conseil scolaire Centre-Est et celui du Nord-Ouest, eux, n’ont pas demandé de nouvelles classes modulaires. 

À écouter aussi :

Les classes modulaires ne font pas l'unanimité, un reportage diffusé à l'émission Le 15-18

En cas de refus

Dans son budget, le gouvernement a prévu une enveloppe de 123 millions de dollars pour ajouter 250 nouvelles classes modulaires. 

Si le gouvernement accepte une demande, il prend en charge la majorité des coûts. S'il la refuse, le conseil scolaire a le choix de financer seul l’installation ou d'attendre l'année suivante pour refaire une demande de financement.

L’an dernier, justement, les demandes du Conseil scolaire Centre-Nord avaient été refusées. On a dû s'accommoder avec un peu plus d'élèves dans chacune des classes, raconte Robert Lessard. Parfois, il y a des solutions de [déplacer] des élèves vers d’autres écoles ou de revoir notre configuration des niveaux scolaires [et des espaces].

Ce sont donc les mêmes demandes que le Conseil scolaire Centre-Nord présente à nouveau cette année.

Avec les informations de Sarah Xenos et Axel Tardieu 

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