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Rafle des années 60 : une famille saskatchewanaise réunie grâce à une collecte de fonds

Deux femmes qui se font une accolade.

Kim Thomas-Jones, à gauche, a rencontré sa nièce, Erin Parenteau, pour la première fois à l'aéroport de Saskatoon le 9 novembre dernier.

Photo : Facebook : @dancingbutterflywoman

Radio-Canada

Kim Thomas-Jones a été accueillie à l’aéroport de Saskatoon par des tambours et des chants traditionnels autochtones avant de retrouver pour la première fois sa famille. Elle avait passé une partie de son vol entre le Pays de Galles et la Saskatchewan à se demander à quoi ressemble son pays d’origine.

La mère de famille a été enlevée à sa mère à l’âge de 6 mois lors de la rafle des années 60. Elle a été adoptée à Big River, en Saskatchewan, par une famille galloise qui est ensuite retournée en Europe.

Elle n’avait jamais rencontré sa famille saskatchewanaise auparavant. Kim Thomas-Jones s’est dite soulagée d’être de retour à la maison pour la première fois en plus de 50 ans.

C’était très émouvant. Je rêvais à ce moment depuis longtemps.

Kim Thomas-Jones

C’est une collecte de fonds qui lui a permis de rencontrer pour la première fois sa nièce Erin Parenteau et de montrer à ses deux fils adolescents leur famille élargie et sa Saskatchewan natale.

C'est une nouvelle expérience pour eux. Ils apprennent en quelque sorte à connaître leurs proches. Je crois que ce voyage changera leur vie, dit-elle.

Une famille saskatchewanaise réunie grâce à une collecte de fonds

Un dernier proche toujours en vie

De son côté, Erin Parenteau n’a jamais arrêté les recherches pour retrouver la soeur de sa mère. Après la mort de cette dernière et de sa grand-mère, sa tante était donc le dernières des membres de sa famille proche toujours en vie.

Ça m'a coupé le souffle lorsque je l’ai vue. Je me suis mise à sangloter. Ça va changer ma vie, a raconté Mme Parenteau.

Les recherches ont connu une percée lorsque Kim Thomas-Jones a trouvé une correspondance entre sa nièce et l’un de ses cousins sur le site Ancestry DNA. Les deux femmes ont alors échangé des messages sur Facebook et ont commencé à planifier ce voyage en sol canadien.

Erin Parenteau a aidé à recueillir les fonds nécessaires pour que sa tante puisse visiter son pays d’origine. Toutes deux ne souhaitaient pas attendre une possible compensation financière pour les victimes de la rafle des années 60.

Une femme dans une cuisine.

Pour Kim Thomas-Jones, ce sont les petits moments qui sont importants, comme son réveil aux odeurs de café et de bacon et le son de sa nièce qui cuisine.

Photo : Facebook : @dancingbutterflywoman

Ce voyage a également permis à Kim Thomas-Jones d'en apprendre davantage sur sa propre mère. Un cousin lui a remis une perle, des bigoudis, des tasses de thé et d’autres objets qui ont appartenu à sa mère biologique.

Au cours du séjour en Saskatchewan, Erin Parenteau compte emmener sa tante visiter la maison où elle est née et d’où elle a été enlevée.

Pour sa part, Kim Thomas-Jones prévoit déjà un second voyage au Canada, l’an prochain, afin de rendre visite à son oncle qui demeure à Edmonton, en Alberta.

Avec les informations de Heidi Atter

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