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Le chef de la police de Winnipeg affirme qu’il devra réduire ses effectifs faute de fonds

Danny Smyth devant un fusil muni d'une lunette, ainsi que plusieurs armes de poing.

Le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, devant une saisie d'armes le mardi 12 novembre. Il a profité de la conférence de presse pour dénoncer les pressions budgétaires qui pèsent sur le service de police.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Gavin Boutroy

Le Service de police de Winnipeg devra vraisemblablement réduire ses effectifs de 34 agents et 25 cadets sur 3 ans, en raison de pressions budgétaires, a affirmé mardi le chef Danny Smyth, lors d’une réunion du conseil de police de Winnipeg.

La hausse du budget de la police municipale est limitée à 2 % par année. Selon M. Smyth, cette augmentation, ajoutée aux hausses de salaire de la convention collective avec les agents négociées avec la Ville en 2017, lui laisse peu d’options.

Ce sera un défi pour moi, puisque cette [administration municipale] a négocié un nouveau contrat sur cinq ans avec les agents qui comptait une augmentation de 2,5 % des salaires. J’ai un important manque à gagner, dit-il.

Le chef de la police dit qu’il réduirait les services de contrôles routiers, la présence policière au centre-ville, ainsi que des initiatives de prévention du crime et d’engagement communautaire.

Il indique que les pressions budgétaires ont un impact sur la réaction de la police à une vague de violence qui frappe la capitale manitobaine depuis les dernières semaines. Plus d’une dizaine de personnes ont été tuées récemment, ce qui amène le total cette année à 40, soit 1 de moins que le record de 2011.

Le syndicat traîne la Ville en arbitrage

L’Hôtel de Ville de Winnipeg a un différend sur un autre front, cette fois avec le syndicat représentant les policiers.

Mardi matin, les membres du comité exécutif ont voté en faveur d’une réglementation qui forcerait les policiers à contribuer autant que leur employeur à leur régime de retraite. De plus, les heures supplémentaires ne seraient plus admissibles aux gains ouvrant droit à pension.

L'Association des policiers a très mal réagi. Après le vote, le président Moe Sabourin a déclaré qu'il porterait cette décision en appel auprès de la Commission des relations de travail du Manitoba, ou même en cour.

Pour sa part, la Ville de Winnipeg dit que ses avocats lui ont assuré que ces changements au régime de retraite sont légaux. Le conseiller municipal de Saint-Vital Brian Mayes, un avocat en droit du travail, a été le seul membre du comité à voter contre ces changements proposés.

Il affirme qu’il préférerait voir la Ville négocier avec le syndicat à ce sujet.

Avec des informations de CBC

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