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Un détour à Rivière-Héva cause des maux de tête pour les camionneurs

Les camions qui dépassent une certaine limite de poids doivent effectuer un détour de plus de 60 kilomètres.

Photo : Radio-Canada

Piel Côté

À Rivière-Héva, la nouvelle limite de charges du pont enjambant la route 117 cause des ennuis à certains transporteurs.

Les camions ne peuvent plus dépasser une certaine limite de poids, sans quoi il leur faut effectuer un détour de plus de 60 kilomètres, en passant par Amos.

Des inconvénients pour les entreprises

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) indique qu'aucune autre solution ne peut être envisagée pour l'instant.

Une carte montrant un détour entre Rivière-Héva et Val-d'Or.

Le détour à emprunter pour les camions qui ne pourront réduire leur charge.

Photo : gracieuseté MTQ

Délais supplémentaires ou coûts additionnels, le mauvais état du pont de Rivière-Héva comporte son lot d'inconvénients, explique le directeur général des opérations du Québec pour l'entreprise Eacom, Michel Sigouin.

Pour qu'un transporteur ait le même revenu, une fois livré à l'usine de Val-d'Or, étant donné que ces transporteurs sont payés à la tonne, on compense parce qu'il faut que ces gens-là aient le même gain à la fin de la semaine pour les transporteurs qui font ce trajet-là, dit M. Sigouin.

Chez Martin Roy Transport, une entreprise établie à Rouyn-Noranda, la responsable de la sécurité de la conformité, Johanne Valence, dit avoir été surprise par cette décision.

On a dit "ouf", parce qu'il faut se réorganiser et passer l'information rapidement aux chauffeurs pour être sûr que les restrictions et les demandes du ministère soient mises en place et respectées, raconte-t-elle.

Aucune circulation en alternance possible

Pour les camionneurs qui espéraient une circulation en alternance, le ministère des Transports s'est montré clair quant à cette option, comme l'explique le porte-parole, Luc Adam.

Lorsque nous avons réussi à faire de l'alternance pour améliorer les charges, c'étaient des ponts qui étaient en meilleur état d'un côté comparativement de l'autre, mais ce n'est vraiment pas le cas de ce pont-là, qui est affecté sur l'ensemble de la dalle, indique M. Adam.

« Nous avons déjà fait des représentations au MTQ et nous avons senti un sentiment d'urgence », reconnaît Michel Sigouin.

Il faudra attendre la réalisation des plans et devis avant qu'un échéancier des futures réparations puisse être présenté. Le MTQ ne sait pas à quel moment les plans et devis seront complétés.

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Abitibi–Témiscamingue

Transports