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Un syndicat craint un exode des employés de la DPJ en Estrie

Un jeune assis sur le sol.

Un jeune assis sur le sol.

Photo : iStock / Katarzyna Bialasiewicz

Charles Beaudoin

La plus récente entente entre le CIUSSS de l'Estrie-CHUS et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l'Estrie (APTS-Estrie) inquiète le syndicat, qui craint qu'un « exode » des employés de la DPJ se produise à compter de l'an prochain.

Les listes d'ancienneté des différents secteurs d'activités du CIUSSS de l'Estrie-CHUS ont été fusionnées et les premiers affichages doivent avoir lieu au début 2020, ce qui permettra aux éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux, ergothérapeutes et autres employés du réseau de naviguer à travers les nombreuses installations que compte le territoire de l'établissement, qui s'étend de Cowansville à Lac-Mégantic.

Ce qu’on a vu dans d’autres centres intégrés où ça s’est passé, c'est qu'étant donné les conditions de travail, les gens quittent vers les CLSC, vers les CHSLD, vers tous les secteurs, sauf les centres jeunesse, déplore le porte-parole régional de l'APTS, Emmanuel Breton, qui a réclamé un moratoire lors de la séance publique du c.a. du CIUSSS de l'Estrie-CHUS lundi soir.

Le porte-parole régional de l'APTS, Emmanuel Breton.

Le porte-parole régional de l'APTS, Emmanuel Breton.

Photo : Radio-Canada

Ces fusions découlent des dernières ententes syndicales qui étaient devenues obligatoires à la suite de la fusion des 14 anciens établissements de la région en 2015.

Avec la situation qui est difficile en Estrie en ce moment en raison de la réorganisation, c’est un argument de plus pour les gens de dire qu’ils n’en peuvent plus et de s’en aller.

Emmanuel Breton, porte-parole régional de l'APTS

Prévue pour janvier ou février prochain, l'application des anciennetés fusionnées dans le cadre des transferts a été retardée jusqu'au mois d'avril.

On s'attend à ce qu'il y ait de la mobilité, mais pas à outrance, estime Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Il va falloir apprendre ce que ça veut dire en mode CIUSSS et ce qui va devenir la normalité.

Une centaine de permanences offertes

Affirmant toutefois être sensibilisée à la situation en centres jeunesse en raison de ce qui s'est produit ailleurs, la direction du CIUSSS a offert une centaine de postes permanents aux employés déjà en place à travers le réseau sans procédure d'affichage. D'autres éléments demandés par l'APTS, comme des ressources supplémentaires, des téléphones cellulaires et des connexions internet sont aussi étudiés par la direction.

Le pari qu’on fait, c’est que les gens qui travaillent en protection de l’enfance sont des gens qui sont passionnés par ce métier-là et on a voulu dans les dernières semaines et dans les prochaines mettre en place des conditions qui, on l’espère, vont les encourager à rester, soutient Mme Paquette.

Emmanuel Breton rappelle que les employés concernés représenteraient de lourdes pertes pour les centres jeunesse advenant leur départ vers d'autres lieux.

On parle de gens avec des anciennetés de 28 ans, donc ce n’est pas seulement quelqu’un qui part; c’est un savoir, c'est une façon de faire, ce sont des gens qui ont une connaissance des centres jeunesse qui quittent vers autre chose... on ne veut pas vivre ça en Estrie, résume M. Breton.

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