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Québec invité à resserrer l’encadrement environnemental des mines de lithium

La mine North American Lithium de La Corne.

La mine North American Lithium de La Corne

Photo : North American Lithium

« Le gouvernement doit apprendre de ses erreurs », clame Marc Nantel, porte-parole du Regroupement Vigilance Mines Abitibi-Témiscamingue, dans un communiqué conjoint avec le Comité citoyen de protection de l’esker et collectif Gazoduq, parlons-en, et le Comité nouvelle vision de La Motte.

Ces quatre groupes demandent au gouvernement du Québec de resserrer l'encadrement environnemental des mines au Québec, en particulier les mines de lithium.

L'usine de la mine North American Lithium.

L'usine de la mine North American Lithium

Photo : North American Lithium

Pour appuyer cette demande, ces organismes ont déposé des demandes d'accès à l'information en lien avec des incidents environnementaux survenus au site minier de La Corne, en Abitibi. Le groupe a pu découvrir 14 incidents depuis 2013.

Parmi les incidents plus marquants :

  • Un déversement de 10 500 litres de concentré de pulpe
  • Un déversement de 470 675 litres d'eau de procédé
  • Un déversement de 20 000 litres d'eau de mousse de procédé
  • Plus de 5 millions de litres de résidus miniers

Les impacts de l'électrification des transports

Cette demande survient alors que le gouvernement du Québec a complété ses consultations pour son Plan d'électrification et de changements climatiques 2020-2030. Selon les organismes, même si la transition énergétique passe en partie par l'extraction de lithium, pour la conception de piles pour les voitures électriques notamment, l'exploitation des ressources ne peut se faire sans considérer aussi les coûts environnementaux qui y sont associés.

La mine de North American lithium, et c'est documenté, a été autant une catastrophe environnementale à l'échelle locale qu'une catastrophe financière. On sait qu'elle a dû passer entre plusieurs mains, cette compagnie-là.

Rodrigue Turgeon, co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker

Rodrigue Turgeon, co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, souligne pour sa part que plusieurs intérêts étrangers se sont manifestés dans cette course au lithium.

Autant la mine de La Corne que la mine de Sayona, deux gisements de lithium en région convoités par des intérêts étrangers. Chaque fois, les compagnies ont tout fait pour éviter les audiences publiques du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement). On sait qu'il y a d'autres gisements de lithium en Abitibi et on veut s'assurer qu'on ne répète pas les erreurs du passé à cet égard-là, affirme-t-il.

Environnement ou économie?

Selon ces groupes, la protection de l’environnement et de la santé des citoyens devrait primer sur les considérations économiques. Le gouvernement aurait aussi tout avantage, selon eux, à mettre fin à l’autorégulation environnementale des compagnies et prévoir des sanctions pénales en cas d’infraction environnementale.

Ces pistes d'action, et plusieurs autres, se retrouveront certainement au menu des discussions les 14 et 15 novembre prochains à Ottawa alors que se tiendra la première conférence internationale Pour que le climat ait meilleure mine et la semaine suivante, les 19 et 20 novembre, au congrès Québec Mines + Énergie à Québec.

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