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Le policier accusé d'avoir battu Dafonte Miller admet l'avoir frappé à répétition

Michael et Christian Theriault marchent vers l'entrée du palais de justice.

Michael Theriault à son arrivée au palais de justice à Oshawa avec son frère et coaccusé, Christian Theriault, le 6 novembre.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Le policier Michael Theriault a admis en cour, mardi, qu'il avait battu le jeune Noir Dafonte Miller en banlieue de Toronto en 2016, mais avec son poing et non avec un tuyau. L'accusé clame la légitime défense.

L'agent torontois et son frère, Christian Theriault, sont accusés de voies de fait graves et d'obstruction à la justice.

Dafonte Miller a témoigné en cour au début du mois qu'il marchait dans la rue à Whitby avec deux amis la nuit du 28 décembre 2016 lorsqu'ils sont passés devant les deux frères Theriault, qui se tenaient devant leur entrée de garage.

Le jeune homme, qui avait 19 ans à l'époque, affirme que les deux accusés se sont mis à les pourchasser, après qu'ils eurent refusé de dire aux deux frères ce qu'ils faisaient dans le quartier.

Contrairement à ses deux amis, Miller n'a pas réussi à s'échapper et a notamment perdu l'usage d'un oeil dans la confrontation qui a suivi.

Dafonte Miller ne voit plus de son oeil gauche

L'oeil gauche de Dafonte Miller a dû être retiré.

Photo : Leisa Lewis

Selon l'avocat de Miller, la couleur de peau du jeune homme a joué un rôle dans l'agression présumée.

Légitime défense?

La défense a plutôt soutenu que Miller et ses amis s'adonnaient à des vols dans des véhicules avant d'être interceptés par les frères Theriault.

À la barre des témoins mardi, Michael Theriault a affirmé qu'il était sorti rapidement du garage après avoir entendu le bruit d'une portière de la camionnette de ses parents qui était garée dans l'entrée.

Il a admis qu'il avait roué Miller de coups de poing au visage et au corps, mais pour se défendre et désarmer le jeune Noir.

Le policier, qui n'était pas en service ce soir-là, a affirmé que c'était Miller qui avait attaqué son frère avec une barre de métal, le frappant à la tête. Des rires ont alors éclaté dans la salle d'audience.

Un dessin de cour sur lequel on peut voir un avocat un juge et une personne assise à la barre.

Christian Theriault (à droite) témoigne lors de son procès.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Lorsqu'il lui a été demandé pourquoi il ne s'était pas identifié comme étant un agent de police à ce moment-là, Michael Theriault a répondu qu'il était préoccupé par la situation, surtout après avoir vu son frère être frappé.

Ma préoccupation première était : "Il a une arme" et je voulais m'assurer que Christian et moi étions en sécurité, a témoigné Michael Theriault en cour.

L'agent de 27 ans a dit qu'il ne se rappelait pas combien de coups il avait donnés à Miller, mais a raconté qu'il l'avait frappé aussi fort qu'il le pouvait. J'essayais de lui faire lâcher la barre, a-t-il dit.

Après la confrontation, les deux frères avaient dit à la police qu'ils n'avaient pas été blessés. Lors d'une déclaration subséquente aux policiers en 2017, Christian Theriault avait affirmé qu'il avait subi une commotion cérébrale.

Michael Theriault a soutenu en cour mardi qu'il n'avait pas été blessé, mais qu'il s'était senti « endolori » après la confrontation avec Miller. Ce dernier n'était pas au palais de justice, mardi.

Le procès a été ajourné au 29 janvier 2020 pour les arguments finaux.

Avec les informations de La Presse canadienne

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